Épisode 13. Defcon 3, planète en crise
Contexte
- Temps universel coordonné
- Lundi 15 juillet 2024 - 12:29
- Lieu
-
- Terre
- Bruxelles
- Bunker Otanien #1
- Hangar
- USS Mercator
- Passerelle
- Trame
- Ligne Temporelle Inconnue
- Résumé des épisodes précédents
-
Agnes a réquisitionné l’enseigne Eros Vitos, un ancien formé à la Zone 51, afin d’installer un lanceur de drones intercepteurs DX-01-10 sur le Mercator. Malgré un malaise et des doutes persistants, elle a retrouvé son énergie et adressé un discours mobilisateur à son équipage.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade |
|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine |
| Angie Chen | OTAN / Flotte Spéciale | Commandeur |
| Émilie Flores | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne |
| Eros Vitos | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne |
Manifeste
| USS Mercator | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Amarré dans le bunker #1 (Bruxelles) |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Technicien de surface | Manu |
TL;DR
Agnes officialise l’intégration d’Eros comme spécialiste en armement et ordonne l’installation des drones intercepteurs DX-01-10. Tandis que le Mercator s’active dans une effervescence fébrile, l’OTAN passe en Defcon 3 : partout dans le monde, les armées se mobilisent, la Russie reste muette… et la planète retient son souffle.
Récit
Enseigne Flores, recherchez-moi le dossier d’Eros Vitos. C’est un officier affecté au bunker de Bruxelles.
Bien, Capitaine. Je vous envoie tout ce que je trouve sur votre pad ?
Non, Flores. Splittez l’écran principal et intégrez-y son dossier.
Tant que vous y êtes, affichez les chaînes d’information LCI, BBC News et CNN à côté du flux du haut-commandement.
J’ai besoin de savoir ce qu’il se passe à l’extérieur et d’avoir une vue d’ensemble de la situation.
À vos ordres, Capitaine !
Numéro Un, ajoutez l’enseigne Eros Vitos au manifeste. Il sera notre spécialiste en armements avancés.
Flores, merci pour l’affichage du dossier. Vous pouvez le retirer de l’écran.
Capitaine, vous n’avez pas informé l’amiral de ce transfert.
C’est contraire à la procédure, et l’enseigne Vitos présente des antécédents… disons, préoccupants.
Numéro Un, en temps de guerre, le règlement m’autorise à recruter toute personne susceptible de contribuer à la réussite des missions qui me sont confiées, sans avoir à me justifier auprès de mes supérieurs.
Je me fiche de ses cinquante-sept exhibitions excentriques au cours des trois derniers mois.
Il est le seul, dans les parages, à posséder les qualifications que je recherche.
Ma décision est irrévocable.
Bien, Capitaine.
Le transfert est en cours.
Je consulte encore les flux d’informations qui défilent sur l’écran principal. Les images de Bruxelles alternent entre agitation, sirènes et visages fermés.
Une présence se matérialise soudain à ma droite, sans bruit, sans annonce préalable.
Capitaine.
Quoi ? Qui a-t'il encore ?
Ah… c’est vous, Vitos. Je ne vous ai pas entendu arriver.
Je suis à vos ordres, Capitaine, et j’attends vos instructions, comme vous me l’avez demandé.
Vous avez trouvé ma bécane ?
Oui, Capitaine. Je l’ai déposée dans le hall à navettes.
Le personnel de l’intendance l’a soigneusement rangée dans un coin.
Merci, Enseigne.
Lieutenant Savea ! Levez-vous et accompagnez notre nouveau spécialiste en armements avancés dans la salle de lancement des torpilles.
Fournissez-lui une équipe pour le montage du lanceur des DX-01-10.
Vitos, je vous accorde ma confiance. Ne me faites surtout pas regretter cette décision.
Merci, Capitaine.
Il faut toutefois que vous sachiez qu’en installant le lanceur des DX-01-10, vous ne pourrez plus utiliser les torpilles.
Nous n’avons pas besoin des torpilles, Vitos.
Nous sommes en mode défensif, pas en posture offensive.
Et je vous rappelle que le Mercator n’est pas un bombardier, mais un simple vaisseau de transport.
Compris, Capitaine !
Numéro Un, remplacez Savea aux opérations pendant qu’elle accompagne Vitos.
Corda, mettez à jour tous les scénarios tactiques en fonction de l’évolution de la situation et gardez un œil attentif sur les procédures d’allumage des moteurs.
Tout le monde a reçu ses instructions ?
Alors… activez-vous.
Une effervescence intense règne à bord du vaisseau comme dans le hangar, où techniciens et ingénieurs s’activent pour répondre aux ordres reçus. Les systèmes sont vérifiés méthodiquement, les moteurs ronronnent sous contrôle, et les armements font l’objet d’inspections minutieuses tandis que chacun s’affaire à sa tâche avec une concentration palpable. Dans les bunkers disséminés à travers les territoires otaniens, le même scénario se répète, le haut-commandement ayant encore relevé d’un cran le niveau d’alerte.
Sur l’écran principal, les chaînes d’actualité continuent de diffuser les images du sommet de l’OTAN. Les chefs d’État affichent un calme étudié, cherchant à préserver les apparences et à éviter d’alarmer les populations, tandis que les négociations se poursuivent en coulisses dans un climat de tension grandissante. Les journalistes présents sur place sentent bien que quelque chose d’inhabituel est en train de se jouer. Je redoute que cette tension ne se propage à l’extérieur et n’embrase les foules. J’espère encore éviter une panique généralisée, mais j’en doute.
Dans le flux sécurisé du haut-commandement, d’autres informations s’ajoutent aux précédentes et dressent un tableau de plus en plus préoccupant. Un peu partout dans le monde, plusieurs puissances réagissent à la situation en déployant massivement leurs forces sur leur territoire. L’incertitude demeure cependant totale face au silence inhabituel du pouvoir russe, une absence de réaction qui, à mes yeux, est peut-être l’indicateur le plus inquiétant de cette crise sans précédent.