Épisode 45. Au secret
Contexte
- Temps universel coordonné
- Mercredi 31 juillet 2024 - 23:02
- Lieu
-
- Lune
- Site d'alunissage d'Apollo 11
- Trame
- Ligne Temporelle Inconnue
- Résumé des épisodes précédents
-
Après avoir découvert un signal de détresse en morse provenant de la Lune, l’USS Enterprise envoie Angie Chen, Charlène Savea et Eros Vitos en mission d’exploration sur le site d’alunissage d’Apollo 11. Sur place, le matériel historique a mystérieusement disparu, remplacé par un vaisseau inconnu. À leur approche, une rampe s’ouvre et une silhouette humanoïde apparaît : une Andorienne ivre répondant au nom de Tarsi, commandante de la section temporelle de Starfleet… du 26ᵉ siècle.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade | Espèce |
|---|---|---|---|
| Angie Chen | OTAN / Flotte Spéciale | Commandeur | Humain |
| Tarsi | Starfleet / Division Temporelle | Commandeur | Andorien |
| Charlène Savea | OTAN / Flotte Spéciale | Lieutenant | Humain |
| Eros Vitos | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne | Humain |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Orbite Lunaire |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | N/A |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
| Équipe au sol |
Angie Chen Charlène savea Eros Vitos |
TL;DR
Endormie après une cuite romulanaise, Tarsi est recueillie par Angie, Charlène et Eros. Son corps révèle d’étranges implants sous-cutanés et une technologie hors du commun. Après un réveil pour le moins bruyant, elle pilote avec Angie son vaisseau — le Tal’Kyr — jusqu’à l’Enterprise. Là, les deux femmes sont soumises au protocole de décontamination, avant que Tarsi ne soit placée en quarantaine, dans l’attente d’un entretien avec la capitaine Agnes Rodriguez.
Récit
Cela fait près d’une vingtaine de minutes que l’alienne prénommée Tarsi est endormie. Pour son confort, Eros l’a allongée dans la navette, tandis que Charlène l’a scannée.
Le résultat est surprenant.
Il semblerait qu’elle ait plusieurs implants sous-cutanés.
Angie l’observe, incapable de s’empêcher de s’interroger. Sa tenue, aussi excentrique soit-elle, semble d’origine humaine. Du moins, personne n’en douterait. Elle porte un petit boxer, des baskets blanches et un t-shirt violet marqué de l’inscription Chu Chu en caractères colorés.
Angie soulève légèrement le tissu pour observer de plus près l’éclat lumineux qu’elle avait aperçu plus tôt sur son ventre. Elle passe un doigt dessus.
Aucune aspérité. Aucune différence entre la peau et cet implant mystérieux…
Commandeur Chen… on va rester là à attendre que la Schtroumpfette au bois dormant se réveille ?
J’espère que non, Eros.
Passez-moi sa petite boîte.
La voilà, Commandeur.
Je ne sais pas lire l’étiquette. Ce langage m’est inconnu.
Commandeur, l’alienne a dit que c’était de la gelée de vers pour sa gueule de bois.
Je m’en rappelle, Charlène. Je vais lui en donner.
Peut-être que ça la réveillera.
Angie dévisse le petit couvercle. Une odeur indéfinissable s’en échappe. Un mélange d’algue, de métal chaud et de… ver de terre mouillé. Elle fronce le nez, puis approche la substance de la bouche de Tarsi.
L’alienne réagit presque instantanément.
Hmm… hmm… Buuuuuuuuuuuuuuuuurp !
Hum hum… Où suis-je ?
Le rot résonne dans la cabine comme une décharge sonique, au point de faire vibrer certains panneaux. Angie sursaute légèrement, surprise par la puissance inattendue de ce simple réveil.
On peut dire que c’est efficace, Commandeur.
Je n’ai jamais vu quelqu’un roter aussi fort.
S’il vous plaît, Eros, taisez-vous.
Commandeur Tarsi, vous vous souvenez de nous ?
Comment vous sentez-vous ?
Tarsi papillonne des yeux, confuse. Elle les fixe un par un, avec un léger temps de retard, comme si le monde avait une demi-seconde d’avance sur elle.
Hmm… oui. Je vais bien, Commandeur Angie Chen.
Merci de m’avoir réveillée.
Sa voix est encore un peu rauque, mais elle articule désormais avec plus d’assurance. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres.
Elle reprend pied.
Commandeur Tarsi, êtes-vous en état de piloter votre navette jusqu’à l’Enterprise ?
Presque. J’aurai peut-être besoin d’un coup de main, Commandeur Angie Chen.
Eros, Charlène. Remontez à bord de Choupette et regagnez l’Enterprise.
Pour ma part, j’accompagnerai notre invitée.
À vos ordres, Commandeur.
Allons-y, Commandeur Tarsi. Nous allons marcher jusqu’à votre vaisseau.
Appelez-moi simplement Tarsi, Commandeur Angie Chen.
D’accord, Tarsi. Mais à une seule condition.
Laquelle ?
Que vous m’appeliez Angie.
Ce marché est honnête… Angie.
Angie aide Tarsi à se redresser. L’Andorienne chancelle légèrement au premier pas, le temps de retrouver son équilibre dans la faible gravité, puis se stabilise.
Elles pénètrent dans le petit vaisseau, et ce qu’Angie découvre est à la fois hallucinant et magnifique. Des dessins et des lignes colorées flottent et dansent dans toute la cabine. Elle s’avance et tente de les toucher, mais sa main passe à travers.
C’est incroyable… Qu’est-ce que c’est ?
Une représentation simplifiée de la trame du temps.
Asseyez-vous devant cette sphère holographique. Elle indique à la fois la direction et la vitesse.
Vous la tenez avec les deux mains et vous positionnez vos doigts pour piloter.
Wouah… c’est ingénieux.
Je pense que je peux me débrouiller.
Ce système est similaire à celui utilisé sur nos vaisseaux, à l’exception que nous n’avons pas de représentation holographique.
Le vaisseau est alimenté.
Vous pouvez commencer à naviguer, Angie.
On décolle.
Yeaaaah… c’est géniaaaal.
Détendez vos doigts, Angie.
Votre conduite sera plus fluide.
Je suis détendue… mais ce n’est pas évident, je ne ressens pas la sphère physiquement.
Vous vous y habituerez rapidement.
Mais ralentissez. Vous allez trop vite pour vous poser dans le hall.
J’essaie de manœuvrer avec précision. Votre navette est presque aussi grand que la baie du hall de l’Enterprise.
Ce n’est pas une navette. Le Tal’Kyr est un petit vaisseau de soutien.
Aaah… ça explique sa taille.
Le Tal’Kyr s’engage dans l’axe du hangar. Les repères lumineux de l’Enterprise se reflètent sur sa coque.
Angie ajuste la trajectoire par petites corrections successives.
Voilà, on y est, Tarsi.
Vous pouvez couper les moteurs et ouvrir la rampe.
Dans le hall à navettes, Charlène attend Angie et l’alienne afin d’entamer le protocole de décontamination. Quant à Eros, il a pris un peu d’avance et est retourné à ses tâches habituelles.
Ce qui leur permettra d’être tranquilles, entre filles.
Mesdames, veuillez entrer dans cette petite pièce et vous déshabiller.
Vous déposerez vos vêtements dans cette trappe. Notre service de nettoyage se chargera de les désinfecter et vous les récupérerez à la sortie de la chambre.
Brrrr… une décontamination à l’ancienne, dans le plus simple appareil.
J’espère que vous avez allumé le chauffage.
Ne vous inquiétez pas. Tout est prévu.
N’est-ce pas, Charlène ?
Oui, Commandeur. C’est comme un sauna où l’on transpire à grosses gouttes.
Moi, j’adore ça.
La chaleur sèche envahit la cabine.
Sans vraiment y penser, Angie change d’appui, passe une main dans ses cheveux pour dégager sa nuque.
Tarsi étire lentement les épaules, comme pour chasser les dernières traces de fatigue.
Charlène, elle, examine brièvement le panneau de contrôle et ajuste un réglage.
Tarsi, après cette procédure, vous serez placée en quarantaine dans l’un de nos quartiers.
La capitaine viendra à votre rencontre lorsque toutes les procédures auront été respectées.
Merci, Angie. Je comprends.
Vous serez présente avec elle ?
Si vous en exprimez le désir, je peux être là.
Je le souhaite, Angie.
Dans ce cas, j’accompagnerai la capitaine Rodriguez.
Un bref silence s’installe. La chaleur continue de pulser doucement autour d’elles. Angie déplace simplement son poids d’un pied sur l’autre, son regard glissant vers Tarsi, comme pour reprendre le fil de leur conversation interrompue.
Sur la Lune, vous m’avez dit que vous me connaissiez.
Pouvez-vous m’en dire plus ?
Personnellement, je ne vous connais pas.
Je suis désolée, Angie.
Je préfère attendre votre capitaine pour en parler.
D’accord, Tarsi.
Commandeur Chen, le voyant est passé au vert.
Nous pouvons sortir de la chambre de décontamination.
Merci, Charlène.
On se rhabille, puis vous conduirez notre invitée à ses quartiers.
À vos ordres, Commandeur.