Épisode 60. Le capteur de confiance
Contexte
- Temps universel coordonné
- Lundi 5 août 2024 - 17:18
- Lieu
-
- Espace
- Orbite Lunaire
- Base Stellaire OTAN
- USS Enterprise
- Hall à navettes
- Trame
- Ligne Temporelle Schak'Irra
- Résumé des épisodes précédents
-
Alors que la deuxième mission de l'opération Reconquête Terre se met en place, l’amiral Michaux charge l’Enterprise d’une opération spéciale : transporter le colonel Gomard et cinquante soldats jusqu’à Moscou pour reprendre le bunker du Kremlin. Une mission jugée suicidaire par la capitaine Rodriguez, qui cherche à rallier de nouveaux alliés. Autour d’une bière martienne, Agnes et Angie décident d’impliquer le colonel dans leur secret — une idée risquée, mais peut-être nécessaire.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade | Espèce | Trame d'origine |
|---|---|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Robert Gomard | OTAN / Armée de terre | Colonel | Humain | Timeline Schak'Irra |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Amarré à la Base Stellaire OTAN |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | Manu |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Tarsi (Confidentiel) Robert Gomard et son escouade |
TL;DR
Agnes retrouve le colonel Gomard dans le hall à navettes et évoque la mission périlleuse qui les attend. Les souvenirs du Donbass ressurgissent, mêlant respect et méfiance. Pour s’assurer de sa loyauté, la capitaine choisit une méthode aussi directe qu’imprévisible : un baiser soudain, scellant un pacte de confiance aux allures de test…
Récit
Notre petit moment Mars brews tasting terminé, nous quittons le mess. Angie retourne sur la passerelle de l’Enterprise. De mon côté, je vais tâter le terrain auprès du colonel, dans le hall à navettes.
Depuis la rampe d’accès, je peux l’apercevoir avec son équipe, occupés à embarquer le matériel de la mission.
Salut, Robert.
Bonjour.
Qui êtes-vous ?
Tu ne me reconnais pas ?
C’est moi, Agnes.
Bon sang, Agnes.
Qu’est-ce que tu fiches ici ? Et qu’est-ce que tu as fait à tes cheveux ?
Pour les cheveux, j’en avais marre de tous ces poils sur la tête, alors je les ai rasés.
Quant à ma présence sur l’Enterprise, elle est justifiée. J’en suis la capitaine.
Wouah.
Je ne le savais pas.
Tu n’as pas consulté le manifeste avant de monter à bord ?
Non.
Tu sais bien que je ne m’attarde jamais sur le superficiel.
Tu n’as pas changé.
Comment se fait-il qu’un soldat de l’armée de terre comme toi se promène sur la station stellaire ?
Après l’explosion de la centrale de Zaporijia, toutes nos troupes se sont retirées de la région.
Mon escouade a été mutée ici.
Ça fait un an que c’est arrivé.
Tu traînes ici depuis tout ce temps ?
Oui et non.
Je préparais de futures missions, jusqu’à ce que tout tombe à l’eau le 15 juillet dernier, quand les Russes nous ont balancé tout leur arsenal nucléaire sur la tronche.
Ne m’en parle pas.
J’en ai aussi pris plein la gueule avec le Mercator.
Le Mercator ?
C’est le tas de ferraille carbonisé à l’autre bout des quais ?
Oui.
C’est celui-là.
C’est étrange.
Les boucliers énergétiques sont censés résister à une explosion nucléaire de grande ampleur.
Le Mercator n’était pas préparé comme les vaisseaux de la base stellaire.
Il était affecté à Bruxelles, avec le strict minimum de ressources.
À Bruxelles ?
Pourquoi tu n’es pas retournée dans ton bunker comme prévu ?
Désolée, Robert.
C’est classé confidentiel.
Bien sûr. Je vais te croire.
Tu aurais au moins pu m’inventer une histoire à dormir debout. Un truc du genre : des petits hommes verts débarquent en soucoupe volante et te tirent dessus.
Tu me prends de court, là.
Ha ha ha.
Je parie que je ne suis pas si loin de la vérité.
Dis-moi, tu as des nouvelles d’Angie ?
Elle est sur la passerelle.
Tu savais qu’elle est devenue mon premier officier ?
Eh bien dis donc.
Vous avez fait du chemin, toutes les deux, depuis la dernière fois.
Eh oui.
Tout cela est aussi grâce à toi.
Tu sais bien que je n’ai fait que mon devoir.
N’empêche.
On te doit une grosse dette.
À propos de devoir…
Que penses-tu de la prochaine mission ?
Michaux t’a briefée ?
Oh que oui.
Je dois t’avouer que ça m’inquiète. Pourquoi ne l’as-tu pas refusée ? Tu sais que c’est du suicide.
Je n’ai pas eu mon mot à dire. On me l’impose.
Je t’assure, Agnes, j’ai tout fait pour qu’elle soit annulée.
Quelle bande de connards.
Et encore, tu es gentille en les traitant de connards.
Ils se croient supérieurs avec leurs nouvelles armes qui ressemblent à des gadgets de science-fiction.
Tu les as essayées ?
Oui.
Je peux te dire que ça n’a rien à voir avec notre équipement standard. Et côté fiabilité, on a déjà vu mieux.
As-tu déjà envisagé de ne pas suivre cet ordre ?
Ça ne changerait rien.
Soit on se fait massacrer au Kremlin, soit c’est la guillotine pour mutinerie.
Hmm…
Quoi, Agnes ?
J’ai peut-être un moyen de régler ma dette envers toi.
Mais avant ça, il me faut ta parole d’honneur que tu ne divulgueras à personne ce que je vais te proposer.
Mon dieu… quel air inquiétant tu prends soudainement.
Jure-le-moi.
Je te l’ai toujours accordée.
Qu’est-ce que tu veux que je dise de plus pour te…
Voyant l’heure tourner, je décide de prendre les choses en main. Je ne lui laisse pas le temps de terminer sa phrase. Par surprise, je me rapproche et l’embrasse brièvement.
Hmm… Heu… qu’est-ce qui te prend ?
Ferme ta gueule et embrasse-moi !
Smooch… Smooch… Smooch…
Smooch… Smooch… Smooch…
C'est bon, t'es réglo.
Et surtout, ne va pas t’imaginer des choses.
Tu peux m’expliquer ?
Tu ne comprendrais pas.
C’est un truc de nana.
Maintenant, tu as ma confiance.
Ah bon !?