Épisode 73. À toute vapeur !
Contexte
- Temps universel coordonné
- Jeudi 8 août 2024 - 02:15
- Lieu
-
- Terre
- Russie
- Moscou
- Réseau souterrain
- Station Catherine II
- Trame
- Ligne Temporelle Schak'Irra
- Résumé des épisodes précédents
-
Après avoir atterri sur la place Rouge à Moscou, l’équipe d’Agnes a pénétré dans le gigantesque réseau souterrain du Kremlin, découvert un charnier, et survécu à une attaque dévastatrice des Tholiens. Les unités Delta et Foxtrot ont été annihilées, l’unité Alpha a dû se replier par un conduit vertical, puis a infiltré la salle de commandement où Tarsi a craqué les systèmes : les archives confirment l’implication de hauts responsables russes dans l'attaque nucléaire du 15 juillet et révèlent l’existence d’extraterrestres capturés en 1954. Faute d’options, Agnes a scellé une alliance précaire avec Prigojine qui proposa d’escorter l’équipe vers Putingrad via le réseau ferroviaire souterrain. Dans un ultime et incompréhensible acte héroïque, Prigojine s’est sacrifié pour bloquer les Tholiens, ouvrant la voie au convoi.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade | Espèce | Trame d'origine |
|---|---|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Tarsi | Starfleet / Division Temporelle | Commandeur | Andorien | Timeline Prime |
| Robert Gomard | OTAN / Armée de terre | Colonel | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Eros Vitos | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Lebeau | OTAN / Armée de terre | Caporal | Humain | Timeline Schak'Irra |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Orbite Terrestre |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | Manu |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Tarsi (Confidentiel) Robert Gomard et son escouade |
| Équipes au sol |
Unité Alpha : Robert Gomard, Agnes V. Rodriguez, Eros Vitos, Tarsi, Lebeau, (Tués) (Détruite) Unité Charly : 9 soldats (Détruite) (Détruite) (Détruite) |
TL;DR
La vieille locomotive gronde enfin : Tarsi et Eros réussissent, laborieusement, à lancer la chaudière pendant que Gomard et Lebeau organisent la défense depuis le T-34. Le convoi s’ébranle, s'éloignant lentement de la station souterraine Catherine II, tandis que les Tholiens, tenaces, recommencent à creuser l’accès des quais. Pour couvrir la fuite, Gomard déclenche les charges placées au centre de commandement et Lebeau ajuste un tir d’artillerie qui assomme la poursuite — le train s’éloigne, secoué mais vivant, serrés dans le ventre chaud et spartiate du T-34.
Récit
Quelques minutes après l’effondrement de la voûte sur les mercenaires et les Tholiens, le calme revient peu à peu.
Le nuage de poussière se dissipe lentement.
Pendant que le colonel Gomard et le caporal Lebeau reprennent leurs esprits, l’enseigne Vitos et Tarsi s’acharnent sur la locomotive.
Ils tentent d’accélérer au maximum le chauffage de la chaudière.
Je les rejoins pour me rendre compte de leur avancée.
Alors… où en êtes-vous ?
On a de la pression, capitaine !
Heu… non, plus maintenant.
Les Tholiens ne sont plus une menace, pour le moment.
Mais ne traînez pas !
Je parlais de la pression de la chaudière… pas de la pression psychologique, Capitaine.
Ah. D’accord.
Dans combien de temps peut-on espérer quitter les lieux ?
D’ici quelques minutes.
Il ne reste plus qu’à desserrer le frein.
Tarsi, tire sur ce levier.
Ça, je sais faire.
Je m’en occupe !
Attention, mettez-vous à l’abri !
J’ouvre le régulateur.
Essayez quand même de ne pas tout faire exploser.
Regardez comme ça fume…
Rien d’inquiétant, capitaine.
Ce n’est que de la vapeur.
Un sifflement aigu envahit la station tandis que des panaches de vapeur blanche s’échappent des soupapes dans un nuage brûlant.
Le métal vibre, la carcasse de la locomotive tremble, et un hurlement strident résonne soudain sous la voûte lorsque les roues commencent à tourner dans le vide, arrachant des gerbes d’étincelles sur les rails humides.
Aïe !
C’est assourdissant, ce crissement !
Eros, les roues patinent !
Tire sur la corde qui pend à côté de toi.
Celle-là ?!
Non !
Ça, c’est le sifflet.
L’autre corde… pour déverser du sable sur les rails et améliorer l’adhérence.
Ah !
Voilà… c’est fait !
Il y aura assez de charbon pour aller jusqu’à Putingrad ?
Le charbon, oui.
C’est surtout l’eau qui risque de manquer, Capitaine.
Il faudra s’arrêter plusieurs fois pour remplir le réservoir.
De l’eau ?!
Où est-ce qu’on est censés en trouver ?
Les Russes ont forcément prévu des points de ravitaillement le long de la ligne.
Il faudra les repérer et s’y arrêter régulièrement.
Tu fais allusion à d'autres gares sur la ligne ?
Entre autres.
Dans un réseau souterrain, il n’y a pas cinquante endroits possibles pour ce genre d’installation.
Tarsi, que dit le tricordeur ?
Agnes… le tricordeur n’est pas un balayeur longue portée.
Je ne peux pas deviner l’emplacement des points d’eau.
Pas besoin du tricordeur.
Regardez la carte accrochée à côté de la chaudière.
Hmm…
Plusieurs zones sont entourées au marqueur.
Ça ressemble à des gares.
Voronej, Rostov-sur-le-Don, Krasnodar… et enfin Putingrad.
J’espère que ces escales seront désertes.
On pourrait y croiser des régiments russes… ou des Tholiens.
Pour leurrer les Russes, on pourrait se déguiser comme eux.
Ha ha ha…
C’est vrai que tu passerais totalement inaperçue en petite soldate russe, avec ton teint bleu et tes antennes.
Bonne idée, Tarsi.
Pendant le trajet, on fouillera les wagons pour trouver des uniformes.
Eros, continuez à démarrer cette cocotte-minute.
On n’a pas de temps à perdre.
Bien, capitaine.
Je reprends la procédure !
Eros manipule les leviers et les manettes de la vieille locomotive avec une aisance déconcertante.
Les roues grincent, tournent lentement… puis le convoi se met enfin en mouvement.
Soudain, la voix du colonel Gomard retentit depuis la dernière rame, là où repose le T-34.
Hééé Agnes !
Ramène ton cul ici !
Les Tholiens reviennent !
Quoi ?!
Je n’entends rien !
Le vacarme de la locomotive couvre sa voix, mais ses gestes affolés parlent pour lui.
Je lâche la cabine et cours vers l’arrière du train.
Ah ! Te voilà.
Regarde…
Les Tholiens dégagent les gravats à l’entrée des quais.
Ils vont bientôt avoir assez d’espace pour se faufiler.
Et merde…
Ils sont vraiment indestructibles.
Lebeau, préparez un obus dans le T-34.
Dès qu’on aura mis quelques centaines de mètres entre eux et nous, vous leur balancerez ça sur la gueule.
Avec plaisir, mon Colonel !
N’oublie pas de déclencher les charges que tu as placées dans le centre de commandement !
Exact.
Lebeau, passez-moi la télécommande !
Le convoi prend de la vitesse, s’éloignant rapidement des quais de la station Catherine II.
Gomard presse le détonateur.
Un grondement sourd résonne au loin.
Le tunnel tremble violemment, secoué par les explosions.
Quelques secondes plus tard, Lebeau enfonce le dernier clou du cercueil des Tholiens en tirant l’obus en direction de la station.
Pour encaisser les déflagrations, nous nous sommes tous réfugiés à l’intérieur du T-34.
Punaise…
C’est étroit et inconfortable, ici.
C’est simplement russe, Agnes.
Ha ha ha !