Épisode 52. Sur le ring
Contexte
- Temps universel coordonné
- Jeudi 1ᵉʳ août 2024 - 09:17
- Lieu
-
- Espace
- Orbite Lunaire
- Base Stellaire OTAN
- USS Enterprise
- Salle de sport
- Trame
- Ligne Temporelle Schak'Irra
- Résumé des épisodes précédents
-
Ébranlée par les révélations de Tarsi, la capitaine Agnes Rodriguez découvre que les missions lunaires de la NASA étaient truquées et que la conquête spatiale cachait un programme militaire secret de l’OTAN. Sa foi dans la hiérarchie s’effondre après une violente confrontation avec l’amiral Michaux. Rongée par la colère et le doute, elle réalise qu’entre mensonges humains et manipulations temporelles, elle ne sait plus en qui — ni en quoi — croire.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade | Espèce | Trame d'origine |
|---|---|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Tarsi | Starfleet / Division Temporelle | Commandeur | Andorien | Timeline Prime |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Amarré à la Base Stellaire OTAN |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | N/A |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Tarsi (Confidentiel) |
TL;DR
Submergée par sa rage, Agnes convoque Tarsi dans la salle de sport de l'Enterprise et exige un combat. Mais l’Andorienne refuse : elle esquive, encaisse, répond avec calme, refusant la logique de violence. La capitaine s’acharne, cherchant une vérité dans les coups qu’elle porte, tandis que Tarsi lui oppose la discipline d’une guerrière pacifiste. Au bord de l’épuisement, Agnes baisse enfin sa garde — et Tarsi lâche la révélation qui changera tout : elle ne vient pas du 26ᵉ siècle… mais du 23ᵉ.
Récit
Après la confrontation avec l’amiral Michaux, je retourne à bord de l’Enterprise, toujours habitée par une colère brûlante. Elle ne s’est pas dissipée. Elle s’est épaissie.
Je traverse le vaisseau d’un pas rageur jusqu’à la salle de sport. J’ai besoin d’évacuer. De frapper. De sentir autre chose que cette boule compacte qui me broie la poitrine.
Et pour ça, je sais exactement sur qui la déverser.
Que tout le monde quitte cette salle immédiatement !
Et amenez-moi l’Andorienne. Maintenant !
Heu… à vos ordres, Capitaine.
Tout le monde dehors !
Plus vite que ça !
La salle se vide dans un silence tendu. Une fois seule, je retire mon uniforme et enfile un short, une brassière et des baskets abandonnés dans mon casier. Je saisis un récipient de magnésie et en enduis mes mains, mes avant-bras, ma nuque.
Je respire fort.
Trop fort.
J’ouvre un autre casier. À l’intérieur, une rangée de gants de combat. J’en attrape une paire, puis une seconde.
Lorsque Tarsi entre, escortée par un agent de sécurité, je suis déjà prête.
Voici l’alienne, Capitaine.
Laissez-nous.
Et surveillez l’entrée. Personne ne doit m'interrompre.
À vos ordres, Capitaine.
La porte se referme derrière lui.
Tarsi observe la pièce, puis me regarde. Elle comprend immédiatement que quelque chose ne va pas.
Que se passe-t-il, Capitaine ?
Enfilez cette paire de gants !
Heu… quoi ?
Non.
Ne m’obligez pas à me répéter.
Je suis désolée, Capitaine.
C’est hors de question.
Vous allez enfiler ces gants.
Non.
Je ne me battrai pas contre vous.
C'est ce qu'on va voir !
Je ramasse les gants et les lui lance de nouveau, avec plus de force cette fois, lui intimant de les enfiler.
Tarsi ne bouge pas. Elle reste campée sur ses positions, le regard ferme, refusant toujours de se battre.
Ma patience cède.
Je me jette sur elle sans attendre.
Mes coups partent vite, trop vite. Chargés de colère, de frustration, de tout ce que je n’arrive plus à contenir. Mais Tarsi esquive avec une aisance déconcertante. Elle pivote, se baisse, recule juste assez. Aucun geste superflu. Une maîtrise précise, presque élégante, de techniques de défense qui me sont totalement étrangères.
Arrêtez d’esquiver et combattez !
Vous perdez votre temps, Capitaine.
Je suis pacifiste.
C’est ça qu’on vous apprend à Starfleet ?
Laisser les autres se battre à votre place ?!
La violence ne résout rien.
Ah oui ?
Vous et toute votre clique du vingt-sixième siècle, vous faites tellement mieux en appliquant des méthodes d'éradication pacifistes…
C’est totalement absurde.
Et vous le savez très bien.
Ben voyons !
Vous n'avez rien à faire de perturber le continuum sans vous soucier des conséquences.
Starfleet — et la Section temporelle — ne sont pas parfaites.
Mais elles ne sont pas responsables de la création de votre réalité.
Leur rôle est de protéger le continuum contre ceux qui le manipulent à des fins de domination.
Une police du temps qui sauve la galaxie des méchants…
Pardonnez-moi, mais je n’y crois pas une seconde.
Pourtant, vous devriez.
Sans les actions de la section temporelle, moi-même, je ne serais plus en vie.
Je m’arrête net.
Mes bras retombent instinctivement le long de mon corps.
Je la fixe, stupéfaite, incapable de masquer mon trouble.
Un silence lourd s’installe entre nous.
Alors, calmement, Tarsi se penche, ramasse les gants et les enfile enfin. Pas pour attaquer. Pas pour se défendre. Mais pour établir un cadre.
Je ne suis pas originaire du vingt-sixième siècle.
Je suis née au vingt-troisième.