Épisode 33. Les dossiers secrets de l'OTAN
Contexte
- Temps universel coordonné
- Lundi 22 juillet 2024 - 09:33
- Lieu
-
- Espace
- Orbite Lunaire
- Base Stellaire OTAN
- USS Enterprise
- Quartiers du Capt.
- Trame
- Ligne Temporelle Inconnue
- Résumé des épisodes précédents
-
Après avoir survécu au chaos nucléaire et au voyage précaire vers la Lune, l’équipage du Mercator est enfin accueilli à la base stellaire de l’OTAN. Le vaisseau est condamné, mais Agnes et Angie se voient confier un nouveau destin : le commandement de l’USS Enterprise. Elles découvrent leurs quartiers et commencent à prendre leurs marques, entourées de leurs officiers et de Manu.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade |
|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine |
| Angie Chen | OTAN / Flotte Spéciale | Commandeur |
| Victor S. Calpel | OTAN / Flotte Spéciale | Docteur |
Manifestes
| USS Mercator Hors service | USS Enterprise | |
|---|---|---|
| Affiliation | OTAN | OTAN |
| Localisation | Amarré à la Base Stellaire OTAN | Amarré à la Base Stellaire OTAN |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea | Charlène Savea |
| Armement avancé | Eros Vitos | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel | N/A |
| Conseiller/Consultant | Manu (officieux) | N/A |
| Technicien de surface | Manu | Manu |
TL;DR
Agnes et Angie prennent possession de leurs nouveaux quartiers à bord de l’Enterprise. En explorant les lieux, elles découvrent un dossier ultra-confidentiel envoyé par l’amiral Michaux, révélant que l’OTAN exploite depuis les années 1950 une technologie extraterrestre… et mentionnant l’existence d’une certaine capitaine d'origine vulcaine : T’Met.
Récit
Après cette petite visite de la passerelle, nous reprenons le turbolift. Direction nos quartiers.
Et c’est là que nous tombons sur un nouveau problème.
Comment on ouvre la porte, Angie ?
Hmm… bonne question.
Il n’y a même pas de poignée.
Il y a quelqu’un qui passe.
On pourrait lui demander.
Hé, vous, là-bas !
S’il vous plaît !
Hein ?
Oh !
Docteur Calpel ! Je ne vous avais pas reconnu.
Bonjour, Docteur.
Bonjour, Commandeur Chen.
Bonjour, Capitaine Rodriguez.
J’ai été muté ici et je cherche l’infirmerie.
Vous ne sauriez pas où elle se cache, par hasard ?
Si je me souviens bien des plans, elle devrait se trouver au pont 5, Docteur.
Merci, Commandeur.
Vous vouliez me demander quelque chose ?
Oui, Docteur.
La capitaine souhaiterait prendre possession de ses quartiers.
Savez-vous comment s’ouvre la porte ?
La capitaine doit simplement poser sa main sur le lecteur biométrique, juste ici, Commandeur.
Merci, Docteur.
Tu as compris, Agnes ?
Fais ce que le gentil toubib a dit.
Pose ta papatte sur le bidule.
OK…
Ça marche !
La porte s’ouvre, Angie.
Je t’en prie.
Fais comme chez toi.
Wouah… notre toute première cabine !
C’est immense ! Presque aussi grand que notre ancien petit appartement à Bruxelles.
Ouaip.
Bon… côté déco, par contre, c’est pas fou.
Un éclairage mauve teinté de vert… c’est particulier.
Avec des néons violets et un panneau lumineux avec une pin-up, on pourrait presque transformer l’endroit en club de divertissement pour adultes.
Hé, regarde, Agnes !
Il y a un gigantesque écran plasma encastré dans le mur.
À vue de nez, il doit bien faire deux cents pouces.
Et en plus, il est raccordé au réseau.
Il indique que tu as deux messages non lus.
Rien à dire… c’est du cinq étoiles.
Séjour, salon, cuisine équipée, salle à manger, chambre avec un lit deux places…
Et une salle de bains avec douche.
Il ne manque plus qu’un garage pour ma bécane.
Ha ha ha !
Yeaaah !
Pendant que tu lis tes messages, moi je vais aller me titiller sous cette douche.
Vas-y, Angie.
Je te rejoins dans quelques minutes.
Je me dirige vers l’écran. Deux nouveaux messages.
J’ouvre le premier.
Une convocation pour une réunion avec tous les capitaines et leurs premiers officiers, demain à quinze heures, dans la grande salle de conférence de la base stellaire.
Puis j’ouvre le second.
Celui-là est crypté.
Je saisis le code sécurisé.
Les caractères se défloutent.
Un dossier confidentiel.
Expéditeur : l’amiral Michaux.
Je viens à peine d’en ouvrir la première page quand, soudain, un cri retentit depuis la salle de bains.
Au secours !
Au secours !
Je sursaute.
Le cri d’Angie traverse la cloison comme une alarme.
Je bondis du canapé et me précipite vers la salle de bains.
Un souffle d’air glacé s’en échappe quand la porte s’ouvre, accompagné d’un nuage de condensation…
Et d’un hurlement encore plus strident.
Qu’est-ce qui se passe, Angie ?
Agneeeeees !
Aide-moi vite !
Ha ha ha !
Je vois que tu as fait connaissance avec la sécheuse.
Appuie sur le bouton rouge pour l’arrêter.
Oh mon dieu…
J’ai vraiment cru que j’allais y passer.
Mais Agnes… c’est quoi ce machin ?
Ça s’appelle une sécheuse, Angie.
Il y en avait sur les ponts inférieurs du Mercator.
D’après Manu, c’est assez récent.
À ce que je vois, cette cabine fait double usage.
Le bouton bleu pour t’asperger d’eau…
Le bouton rouge pour te souffler de l’air.
Brrr… gla gla…
En gros, c’est une douche-sécheuse qui me transforme en glaçon.
Le troisième bouton te permet de moduler la température.
Évidemment, si tu l’as ajustée comme un congélateur, tu m’étonnes que tu sois gelée.
Je n’ai rien touché du tout !
J’ai juste appuyé sur le bouton rouge en pensant que c’était l’eau chaude !
Retire vite tes fringues et viens sous la douche avec moi.
Je n’ai pas envie de rester seule dans cette machine infernale !
Après nous être douchées et fait littéralement envoyer en l’air par la sécheuse, nous retournons dans le salon pour terminer la lecture de notre courrier.
Confortablement installées dans le canapé, nous affichons sur l’écran le dossier classé ultra-confidentiel transmis par l’amiral Michaux.
Il contient des informations sur des événements survenus sur Terre… des choses qu’on n’aurait jamais imaginées.
Bla bla bla… ça, on connaît.
Bla bla bla… ça aussi.
Par contre… ça, c’est nouveau, Angie.
Oui…
En 1954, à proximité du pôle Nord, les Américains ont découvert un vaisseau extraterrestre qu’ils ont ensuite transporté à la Zone 51.
C’est fascinant, Agnes.
Tu étais au courant ?
Non.
Mais je me doutais déjà de quelque chose depuis quelques années.
Ah oui ?
Quoi donc, Agnes ?
Durant notre formation à l’académie, à la Zone 51, il y avait des sections ultra-sécurisées, strictement interdites aux personnes non autorisées.
Oui, ça, je m’en souviens.
On n’avait pas le droit d’y mettre les pieds, sous aucun prétexte.
Ce que tu ne sais pas, c’est que je me suis retrouvée par hasard dans l’une de ces zones.
Ah bon ?!
Comment tu as fait pour y entrer ?
Allez, raconte, Agnes !
Je me suis simplement égarée.
Une porte de couloir était restée grande ouverte.
Je l’ai empruntée en pensant me diriger vers notre salle de cours.
Je me suis rendu compte de mon erreur quand j’ai débouché dans un vaste dépôt, avec des containers empilés les uns sur les autres.
Et… tu as vu quelque chose de spécial ?
L’un des containers était entrouvert.
À l’intérieur, il y avait toutes sortes d’appareils étranges.
Je n’ai pas cherché à en savoir plus.
J’ai fait demi-tour et je suis partie en courant.
Mais Agnes… pourquoi tu ne m’en as jamais parlé ?
Je n’ai jamais osé, Angie.
À l’époque, la peine de mort venait d’être rétablie pour des crimes comme l’espionnage ou la trahison.
Je ne suis pas n’importe qui, tu sais !
Tu aurais dû me le dire.
Non, Angie.
Il était hors de question que je t’embarque là-dedans.
Te laisser dans l’ignorance, c’était la seule chose à faire… au cas où j’aurais été prise.
Tu me pardonnes, mon ange ?
Hmm…
Il faudra bien, petite cachotière.
On lit la suite du dossier ?
Bien évidemment.
En 1959, la technologie alien a été partagée et exploitée par les pays membres de l’Alliance.
Ils mentionnent les propulseurs de nos vaisseaux, la distorsion, les phaseurs, les boucliers énergétiques, la téléportation…
Bref, tout ce qu’on utilise aujourd’hui.
Incroyable…
L’OTAN a récupéré des technologies venues d’un autre monde.
Je n’en reviens pas.
Regarde plus bas.
Ils parlent des passagers du vaisseau.
Il y a même une photo.
Saperlipopette, Agnes, ne clique pas si vite !
Je lis la fiche !
- Nom : T'Met;
- Espèce : Vulcaine;
- Genre : Femelle;
- Affiliation : Starfleet;
- Grade : Capitaine;
- Affectation : VSS Schak'Irra.
C’est une extraterrestre, Angie.
Ils précisent que les Américains n’ont jamais retrouvé l’équipage du vaisseau.
Ils soupçonnent les Soviétiques d’avoir capturé les membres.
Ils doivent être tous morts à l’heure qu’il est.
Tout ça s’est passé il y a plus de soixante-dix ans.
Tu as peut-être raison.
Ce qui m’intrigue, c’est le préfixe du vaisseau, son grade… et son affiliation.
On dirait presque qu’il y a une origine humaine derrière tout ça.
Tu ne trouves pas ?
Mwouais… étrange.
Tu sais à qui elle me fait penser, cette alienne ?
Non. À qui ?
Au Vénusien Splick, dans la série Les Patrouilleurs de la Voie Lactée.
Ils ont les mêmes caractéristiques physiques : les oreilles pointues et les sourcils dressés vers le haut.
Arrête…
Tu fais une fixette sur cette série.
Les petits lutins verts du père Noël ont aussi ces traits-là, ça n’en fait pas pour autant des… heu… comment elle s’appelle déjà, cette espèce ?
Des Vulcains, Agnes.
Des Vulcains.
C’est ça.
J’avais le mot sur le bout de la langue.