Épisode 74. En route vers Putingrad
Contexte
- Temps universel coordonné
- Jeudi 8 août 2024 - 17:01
- Lieu
-
- Terre
- Russie
- Rostov-sur-le-Don
- Réseau ferroviaire souterrain
- Convoi
- Trame
- Ligne Temporelle Schak'Irra
- Résumé des épisodes précédents
-
Après avoir atterri sur la place Rouge à Moscou, l’équipe d’Agnes et de Gomard a exploré le vaste réseau souterrain du Kremlin, découvert un charnier et survécu à une attaque dévastatrice des Tholiens. Les unités Delta et Foxtrot ont été décimées, forçant l’unité Alpha à se replier par un conduit vertical avant d’infiltrer la salle de commandement, où Tarsi a craqué les systèmes russes. Les archives confirment l’implication directe du ministre de la Défense et de hauts responsables dans l’attaque nucléaire du 15 juillet. Elles révèlent aussi que des extraterrestres capturés en 1954 sont toujours détenus par les russes. Le chef milicien Evgueni Prigojine affirme que ces mutants sont exploités par le Grand Tsar Poutine, réfugié dans sa forteresse de Putingrad, au bord de la mer Noire. Malgré la méfiance, Agnes conclut une alliance précaire avec lui pour atteindre cette cité et y affronter le leader Russe. Dans un ultime acte de bravoure, Prigojine se sacrifie pour bloquer les Tholiens, offrant à l’équipe une voie libre vers Putingrad à bord d’une antique locomotive.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade | Espèce | Trame d'origine |
|---|---|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Tarsi | Starfleet / Division Temporelle | Commandeur | Andorien | Timeline Prime |
| Robert Gomard | OTAN / Armée de terre | Colonel | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Eros Vitos | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne | Humain | Timeline Schak'Irra |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Orbite Terrestre |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | Manu |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Tarsi (Confidentiel) Robert Gomard et son escouade |
| Équipes au sol |
Unité Alpha : Robert Gomard, Agnes V. Rodriguez, Eros Vitos, Tarsi, Lebeau, (Tués) (Détruite) Unité Charly : 9 soldats (Détruite) (Détruite) (Détruite) |
TL;DR
Quinze heures de rails plus loin, la vieille loco file à travers la Russie souterraine. Après une escale matinale qui a permis de refaire le plein d’eau, le convoi approche de Rostov-sur-le-Don où l’équipe prévoit un ravitaillement plus large. Pour passer inaperçus, Agnes et les siens se déguisent en fantassins et jouent les militaires russes, tandis que Gomard va patrouiller, grappillant des informations chez des soldats. Eros s’occupe du ravitaillement de la chaudière comme si c’était sa vocation, Tarsi se glisse dans le T-34, et les minutes passent entre tension et fatigue. Le trajet reprend, les rations semblent immangeables, le sommeil joue à cache-cache, puis l’éperon du convoi annonce enfin l’approche de Putingrad.
Récit
Voilà près d’une quinzaine d’heures que nous roulons à bord de ce train à travers la Russie.
Tôt dans la matinée, nous avons effectué une première escale à Voronej.
Nous n’y avons croisé âme qui vive, ce qui nous a permis de remplir le réservoir d’eau de la locomotive sans encombre.
À présent, nous approchons de Rostov-sur-le-Don.
Nous y prévoyons une nouvelle escale de ravitaillement.
La zone est connue pour être une place forte, et nous nous attendons à y croiser des garnisons russes lourdement armées.
Le plan est simple.
Nous nous servons à la vue de tous, comme si nous faisions partie de l’armée régulière.
Dans l’un des wagons, nous terminons les préparatifs.
C’est bon, Agnes.
Je viens d’analyser l’atmosphère au tricordeur.
Aucune particule radioactive détectée.
Donc on peut retirer nos combinaisons environnementales sans risque ?
Oui.
Mais par prudence, après l’escale de Rostov, il faudra les remettre.
Entre ici et Putingrad, on pourrait traverser des zones moins isolées… potentiellement contaminées.
Robert, où est-ce que tu as mis les uniformes qu’on a récupérés ?
Ils sont là.
Il n’y a plus qu’à les enfiler.
Voilà le tien.
Heu…
C’est quoi, ça ?
Ton uniforme.
Fantassin de base.
Tu te fiches de moi ?!
Pourquoi toi, tu as un uniforme de général de brigade ?!
Ne le prends pas mal, Agnes.
Mais une femme gradée, ça attire tout de suite l’attention dans l’armée russe.
Te mettre en bas de l’échelle nous fera courir moins de risques.
D’accord…
Je joue le jeu.
Mais n’imagine pas une seconde que je vais te lécher les bottes.
Les autres ont quels grades ?
Eros sera sergent.
Lebeau reste caporal.
Et moi ?
Tu te planques dans le T-34.
Tu restes prête, au cas où le plan partirait en vrille.
À l’approche de Rostov-sur-le-Don, Eros ralentit la locomotive.
Tarsi se dissimule dans le T-34 afin de ne pas attirer l’attention des unités russes qui patrouillent sur les quais.
Toute la station ressemble à un gigantesque entrepôt d’armes.
Missiles, caisses de munitions, véhicules blindés… à perte de vue.
Avec ce qu’ils ont en stock ici, ils ont de quoi déclencher une quatrième… et même une cinquième guerre mondiale.
Regarde la taille de ces missiles, Agnes.
Je vois surtout qu’il faudra éviter tout échange de tirs.
Ils sont complètement tarés d’entreposer ce genre d’engins dans un espace aussi confiné.
Il est temps d’aller aider Eros à ravitailler la locomotive.
À l’avant du convoi, Eros est déjà à l’œuvre.
Il s’affaire autour de la citerne, visiblement peu préoccupé par les soldats russes qui l’observent de loin.
Ah… Eros.
Je vois que vous vous acclimatez à votre nouveau rôle.
On vous prendrait presque pour un vrai cheminot russe.
Ce n’est pas compliqué, capitaine.
Il suffit de tirer une sale gueule.
Qu’est-ce qu’on peut faire pour accélérer le ravitaillement ?
Rien, pour l’instant.
La citerne se remplit toute seule.
Encore dix minutes, et on pourra repartir.
Restez naturels.
Une patrouille s’approche…
Mais… mais…
Robert, où est-ce que tu vas ?!
Heu, Capitaine…
On dirait qu’il va leur parler.
C’est exactement le genre d’initiative improvisée que je déteste.
Il ferait mieux de se faire oublier au lieu de nous mettre en danger.
Le revoilà.
Qu’est-ce que tu foutais à copiner avec cette patrouille ?
Détends-toi, Agnes.
On fait de l’infiltration… donc j’infiltre.
Tu as appris quelque chose, au moins ?
Oh que oui.
Ils sont sans commandement.
Ils obéissent bêtement aux derniers ordres reçus, ceux qui datent de l’attaque du 15 juillet.
Quels ordres ?
Tenir la position… et attendre des instructions.
Ils ne t’ont rien dit sur Poutine ?
Non.
Ils n’ont même pas l’air au courant que le pouvoir est tombé au Kremlin.
Autant qu’ils restent dans l’ignorance.
C’est bon.
La cuve est pleine.
Vous pouvez retourner dans les wagons.
Je redémarre l’engin.
Bien joué, Eros.
On va enfin pouvoir quitter cet endroit.
Après une quinzaine de minutes, le convoi repart, laissant derrière nous la station souterraine de Rostov-sur-le-Don.
Pour la première fois depuis longtemps, nous avons un peu de répit devant nous.
Nous nous alimentons avec des rations militaires russes dénichées dans les wagons.
À la première bouchée, une chose devient évidente : les Russes ne doivent pas beaucoup rire au quotidien.
C’est tout simplement infect.
Le reste du trajet se déroule sans incident.
Pendant près de dix heures, nous passons en mode repos, bercés par le martèlement régulier de la locomotive dans les tunnels.
Agnes…
Réveille-toi.
On ralentit.
Hmm… hein…
Quoi ?!
On approche de Putingrad.
Il faut se préparer.
Hmm… misère…
Laisse-moi dormir encore cinq minutes, s’te plaît…
Hmm…