Épisode 75. Le repaire de Poutine
Contexte
- Temps universel coordonné
- Vendredi 9 août 2024 - 02:03
- Lieu
-
- Terre
- Russie
- Putingrad
- Station souterraine
- Trame
- Ligne Temporelle Schak'Irra
- Résumé des épisodes précédents
-
Après leur atterrissage sur la place Rouge et la descente dans les souterrains de Moscou, l’équipe d’Agnes Rodriguez a survécu à une série d’affrontements meurtriers contre les Tholiens. Les unités Delta et Foxtrot ont été décimées, et l’unité Alpha a dû se replier jusqu’à la salle de commandement du Kremlin, où Tarsi a percé les systèmes russes : les archives confirment l’implication du ministre de la Défense dans l’attaque nucléaire du 15 juillet et révèlent l’existence d’extraterrestres capturés en 1954. Selon le chef milicien Evgueni Prigojine, ces prisonniers seraient exploités par le Grand Tsar Poutine, réfugié dans une forteresse ultrasecrète, Putingrad, sur la mer Noire. Agnes conclut alors une alliance de circonstance avec Prigojine pour y parvenir. Dans un ultime acte de bravoure, celui-ci se sacrifie pour bloquer les Tholiens, offrant à l’équipe une issue de secours à bord d’une antique locomotive. Après plusieurs escales discrètes à travers la Russie souterraine, le convoi atteint enfin la mystérieuse Putingrad : dernier repaire du Tsar et, peut-être, des survivants du Schak’Irra.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade | Espèce | Trame d'origine |
|---|---|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Tarsi | Starfleet / Division Temporelle | Commandeur | Andorien | Timeline Prime |
| Robert Gomard | OTAN / Armée de terre | Colonel | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Eros Vitos | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Lebeau | OTAN / Armée de terre | Caporal | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Vladimir Joseph Poutine | Empire Russe | Grand Tsar | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Emmanuel Macron | OTAN / République Française | Président Empêché | Humain | Timeline Schak'Irra |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Orbite Terrestre |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | Manu |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Tarsi (Confidentiel) Robert Gomard et son escouade |
| Équipes au sol |
Unité Alpha : Robert Gomard, Agnes V. Rodriguez, Eros Vitos, Tarsi, Lebeau, (Tués) (Détruite) Unité Charly : 9 soldats (Détruite) (Détruite) (Détruite) |
TL;DR
Arrivés à Putingrad, l’équipe découvre une station fantomatique, silencieuse, presque trop propre. Les passages murés et les portes entrouvertes trahissent un piège, mais ils avancent. Guidés par Tarsi, ils explorent le cœur du bunker — un décor de marbre, d’or et de mégalomanie, digne d’un Versailles souterrain. Derrière une porte entrebâillée, le Grand Tsar les attend déjà, entouré de gardes en costume et de prisonniers agenouillés… les rescapés du Schak’Irra. Calme, glacé, Poutine salue leurs invités et révèle la présence d’un autre otage inattendu : Emmanuel Macron, capturé quelques mois plus tôt en Azerbaïdjan. La tension monte. Les phaseurs se braquent. Le duel idéologique et politique s’annonce — et, pour la première fois depuis Moscou, Agnes sent que la vraie partie commence ici.
Récit
À peine arrivés à destination, dans le wagon, nous rassemblons notre équipement conventionnel ainsi que de l’armement russe : principalement des munitions pour AK-47 et différents types de grenades.
Dans la station, la zone est étrangement calme.
Trop calme.
Elle est totalement déserte.
Tarsi balaie les environs avec son tricordeur.
Des signes de vie apparaissent plus loin dans le complexe, mais aucun danger immédiat n’est détecté.
Le colonel Gomard s’avance vers la sortie principale.
Elle a été murée.
Regarde, Agnes.
Ce mur a été monté à la va-vite.
Le ciment est encore frais par endroits.
On pourrait le faire sauter sans difficulté… mais au prix de signaler notre présence.
Tarsi, as-tu repèré d’autres issues ?
Le couloir forme une longue spirale qui monte jusqu’à la surface.
Il est obstrué tous les dix mètres.
En revanche, en contournant, on peut accéder à son centre.
Il y a une cage d’escalier et des portes blindées à chaque étage.
Autant rester discrets.
On prend l’escalier.
Je suis d’accord.
Lebeau, à vous de jouer.
Déverrouillez-moi cette porte.
Heu… colonel…
La porte n’est pas verrouillée.
Étrange.
L’homme le plus recherché du monde se barricade… et oublie de fermer à clé ?
Ça sent l’embrouille.
Ça sent surtout la propreté.
Regardez l’état des marches… et des murs.
Nous devons encore monter cinq étages.
Au-dessus, je détecte un groupe d’environ vingt signes de vie.
C’est tout ?
Seulement vingt ?
Non.
Il y a aussi quatre groupes de deux, disséminés dans le complexe.
Probablement les vigiles du Grand Tsar.
Ou peut-être notre unité Charlie.
Désolée les gars…
Le tricordeur ne donne pas ce niveau de détail.
Quoi qu’il en soit, l’équilibre des forces est rétabli.
On a une vraie chance de prendre le contrôle de ce bunker.
À six contre un, avantage aux Russes.
Les paris sont ouverts, Agnes.
Stop.
Ne montez plus.
La porte de cet étage est… elle aussi ouverte.
Encore ?!
Décidément, Poutine devrait virer son concierge.
Ou alors…
C’est l’appât qui attire les souris que nous sommes.
Eros, tenez-vous prêt à déployer un champ de force si nécessaire.
Vous en avez encore en réserve ?
Oui, Capitaine.
Trois champs de force classiques et deux dômes triple-action.
Quelle direction maintenant, Tarsi ?
On reste à cet étage. Le groupe est à vingt mètres.
Prenez à droite…
Puis à gauche…
Et encore à droite.
Mazette…
Regardez-moi ce décor.
On se croirait à Versailles.
Aucun doute.
On est bien dans le repaire du Tsar.
Il n’y a que lui pour se faire bâtir une installation souterraine cinq étoiles, digne de figurer dans le top trois des plus grandes merveilles du monde moderne.
Je constate avec étonnement que, contrairement aux installations souterraines du Kremlin, cet endroit est parfaitement préservé.
Les murs sont d’un blanc éclatant, immaculés.
Tout est propre. Trop propre.
Les immenses pièces que nous traversons respirent le luxe et la grandeur.
Chaque détail semble pensé pour impressionner.
En suivant les indications de Tarsi, nous arrivons devant une porte entrouverte.
Le colonel Gomard s’en approche lentement et jette un coup d’œil à l’intérieur.
Au centre de la pièce, Poutine est assis, immobile.
Face à lui, un autre personnage, à peine discernable.
Derrière, des gardes armés, en costume-cravate.
Dans un angle sombre, cinq silhouettes sont agenouillées au sol.
La scène est glaciale.
Soudain, une voix s’élève depuis la pièce.
Entrez… entrez.
Je vous attendais.
Heu…
Agnes, c’est à nous qu’il parle ?
Il semblerait.
Qu’est-ce que tu vois, Robert ?
On est repérés.
C’est bien à nous qu’il s’adresse.
Sortez vos phaseurs… on entre.
Bien le bonjour à vous cinq.
Ne soyez pas timides.
Bienvenue dans ma modeste demeure.
Modeste.
C’est un euphémisme.
Agnes… regarde à gauche.
Les cinq prisonniers…
Ils font partie de l’équipage du Schak’Irra.
Hmm…
Toi, tu es aussi une alienne.
Sans blague.
Tu as deviné ça tout seul ?
Ne soyez pas si tendus.
Permettez-moi de vous présenter l’un de mes invités.
Vous le connaissez bien, je crois.
Hum…
Monsieur le Président…
On vous croyait emprisonné en Azerbaïdjan.
Il l’était.
Je l’ai fait rapatrier pour lui rafraîchir la mémoire.
Figurez-vous qu’il avait oublié que l’Azerbaïdjan et l’Arménie sont des territoires russes.
Et vous, vous avez oublié d’en informer la planète.