Épisode 43. La Mer de la Tranquillité
Contexte
- Temps universel coordonné
- Mercredi 31 juillet 2024 - 21:40
- Lieu
-
- Espace
- Orbite Lunaire
- USS Enterprise
- Passerelle
- Trame
- Ligne Temporelle Inconnue
- Résumé des épisodes précédents
-
Chargé de sécuriser l’orbite terrestre pendant que la flotte de Nauvoo répare et reprend le contrôle des satellites, l’USS Enterprise a subi une attaque soudaine : un vaisseau extra-terrestre a détruit l’USS Washington avant d’affronter directement Rodriguez et son équipage. Grâce à une manœuvre audacieuse, l’Enterprise est parvenu à briser les défenses ennemies, forçant l’adversaire à se réfugier dans l’atmosphère terrestre. Alors que la mission des satellites touche à sa fin, l’enseigne Flores capte un signal de détresse en morse, émis depuis la surface de la Lune, au cœur de la Mer de la Tranquillité.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade |
|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine |
| Angie Chen | OTAN / Flotte Spéciale | Commandeur |
| Éric Corda | OTAN / Flotte Spéciale | Lieutenant-Commandeur |
| Émilie Flores | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne |
| Charlène Savea | OTAN / Flotte Spéciale | Lieutenant |
| Eros Vitos | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Orbite Lunaire |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | N/A |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
TL;DR
En se rendant sur le site d’Apollo 11, l’Enterprise découvre qu’il ne reste aucune trace des artefacts historiques. À leur place repose un vaisseau inconnu, quatre fois plus grand qu’une navette de classe F. L’équipe d’exploration menée par Angie Chen se pose à proximité. Alors qu’ils approchent de l’étrange appareil, une rampe d’accès s’ouvre.
Récit
Après une nouvelle traversée Terre–Lune d’à peine une cinquantaine de minutes, l’Enterprise survole désormais la Mer de la Tranquillité. Nous nous stabilisons exactement au-dessus de la source du signal S.O.S., émis depuis le site d’alunissage d’Apollo 11.
Mais ce que nous découvrons est loin de ce à quoi je m’attendais.
Il n’y a aucune trace du LEM.
Pas de drapeau américain.
Aucun instrument scientifique abandonné le 21 juillet 1957.
Rien.
À leur place, posé sur le sol lunaire, se tient un petit vaisseau aux formes arrondies, d’un design étrange. Il capte aussitôt toute mon attention.
Monsieur Corda, êtes-vous certain de nous avoir conduits au bon endroit ?
Oui, capitaine. Nous sommes exactement aux coordonnées de l’origine du signal de détresse… et de la mission Apollo 11.
Je n’ai aucune explication concernant l’absence du matériel laissé par les astronautes à l’époque.
C’est… excessivement étrange.
Concentrons-nous sur cette navette.
Capitaine, je ne suis pas certain que l’on puisse qualifier cet objet de navette.
Sa taille est environ quatre fois supérieure à celle de nos classes F… et elle ne semble pas être d’origine humaine.
Je me fiche de sa taille, Monsieur Corda.
Je veux savoir si elle représente une menace pour notre équipe d’exploration.
À priori, non, capitaine.
Les signatures énergétiques sont extrêmement faibles. Le bouclier est abaissé… et aucun armement n’est déployé.
Dans ce cas, l’équipe d’exploration peut se rendre sur place.
Flores, ouvrez un canal vers la Commandeur Chen.
Canal de communication ouvert avec la navette d’exploration, capitaine.
Numéro Un, ici Rodriguez.
Vous avez l’autorisation de décoller et de vous poser à proximité de l’objet inconnu, sur la surface lunaire.
Ici Choupette 53. Message reçu.
Nous quittons le hall à navettes de l’Enterprise.
Chen, terminé.
Dans la navette, Angie est accompagnée de Charlène Savea et d’Eros Vitos.
Habituellement, je me fais toujours du souci lorsqu’Angie part en mission sans moi. Mais aujourd’hui, cette angoisse ne se manifeste pas. Peut-être parce que je peux la suivre en temps réel sur l’écran principal de la passerelle. Ou peut-être parce que, pour une fois, quelque chose me dit que tout va bien se passer.
Quoi qu’il en soit, je reste attentive.
Eros, vous trouverez dans le placard à l’arrière de la navette les nouveaux phaseurs.
Distribuez-les, s’il vous plaît.
Bien, Commandeur.
Si je peux me permettre… j’aurais préféré nos bons vieux pistolets.
Vous n’avez pas confiance en nos armes, Enseigne ?
Pas vraiment, Commandeur.
Avec ces phaseurs, on ne fera que chatouiller l’intestin grêle de la cible.
Ça, c’est le mode paralysant, Eros.
Et vous, Savea, vous savez vous servir de ces machins-là ?
Oui, Commandeur Chen.
Ça fait partie de notre formation… mais je n’ai jamais eu l’occasion de tirer sur quelqu’un.
Et encore moins sur un alien.
Aucun de nous, Charlène.
Tant que vous savez viser, ce sera déjà très bien.
Oui, Commandeur.
Attachez vos ceintures. Nous atterrissons.
Vous voulez dire… que vous allez alunir, Commandeur.
Merci pour la rectification, Charlène.
De rien, Commandeur.
La navette s’incline légèrement. Son ombre glisse sur le sol gris argenté, puis un souffle discret soulève un nuage de poussière lunaire. Les propulseurs de stabilisation s’éteignent un à un, et tout redevient silence.
À travers le hublot, la Mer de la Tranquillité s’étend comme une plaine de cendre, froide et immobile. Chaque particule retombe lentement, suspendue dans une danse sans air.
Allô Enterprise, ici Choupette 53.
Nous venons de nous poser sur la surface de la Lune et nous nous apprêtons à déployer un passage entre les deux navettes.
Bien reçu, Choupette 53. Soyez prudents.
Rodriguez, terminé.
Commandeur, j’ai étendu le bouclier jusqu’à la navette inconnue et déployé les drones environnementaux à l’intérieur.
Parfait, Charlène.
Ouvrez la trappe et suivez-moi.
Un déclic. Un souffle bref.
La trappe latérale coulisse lentement, libérant un flot de poussière grise soulevée par la décompression.
L’extérieur apparaît, brut et immobile : un horizon d’argent piqué de cratères adoucis par la lumière solaire, noyé dans un silence absolu.
Angie avance la première. Son pied s’enfonce légèrement dans la fine couche de régolithe. La faible gravité rend chaque pas hésitant, presque gracieux — comme dans un rêve suspendu entre ciel et vide.
Wouah, Commandeur…
Nous marchons sur la Lune. Je n’aurais jamais cru vivre ça un jour.
Restez concentré, Eros.
Avancez derrière moi.
Oui, Commandeur.
L’objet est vraiment bizarre…
On dirait une énorme bague.
Vous avez beaucoup d’imagination, Eros.
Et vous, Charlène ? Qu’en pensez-vous ?
À mon avis, l’anneau serait l’équivalent de nos nacelles de distorsion.
La partie inférieure pourrait servir de déflecteur…
Et la partie supérieure ressemble à une cabine de pilotage.
Stop !
L’objet bouge !
Commandeur, je capte une signature thermique droit devant nous !
Le sol gris s’illumine par vagues, comme si la poussière elle-même reflétait une lumière intérieure. Une ligne se dessine sur la coque de l’objet — fine au départ, puis s’élargissant lentement en un éclat blanc.
La structure émet une lueur douce.
Un panneau s’écarte dans un mouvement fluide, silencieux.
On dirait… une rampe d’accès.
La lumière jaillit de l’ouverture, irradiante, aveuglante l’espace d’un instant, avant de se stabiliser en un halo pâle qui découpe leurs silhouettes sur le sol lunaire.
Une ombre humanoïde s’avance.
Sortez vos phaseurs.
Et ne tirez sous aucun prétexte.