Épisode 9. Capitaine sur la passerelle
Contexte
- Temps universel coordonné
- Lundi 15 juillet 2024 - 10:41
- Lieu
-
- Terre
- Bruxelles
- Bunker Otanien #1
- Hangar
- USS Mercator
- Passerelle
- Trame
- Ligne Temporelle Inconnue
- Résumé des épisodes précédents
-
Agnes et Angie poursuivent leur inspection du Mercator : après une tournée des nacelles et des modules, elles découvrent la navette rebaptisée Choupette 53 par Angie, et assistent à la mésaventure d’Émilie Flores dans les toilettes des hommes. L’équipage commence à montrer ses couleurs, entre discipline, humour et imprévus.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade |
|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine |
| Angie Chen | OTAN / Flotte Spéciale | Commandeur |
| Éric Corda | OTAN / Flotte Spéciale | Lieutenant-Commandeur |
| Émilie Flores | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne |
| Charlène Savea | OTAN / Flotte Spéciale | Lieutenant |
Manifeste
| USS Mercator | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Amarré dans le bunker #1 (Bruxelles) |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
TL;DR
Sur la passerelle du Mercator, Agnes prend officiellement son poste de capitaine tandis que Flores démontre ses talents de hackeuse et que Charlène Savea arrive in extremis.
Récit
Après avoir traversé le vaisseau sur toute sa longueur, nous nous arrêtons devant l’ascenseur qui nous mènera à notre terminus : la passerelle de commandement. Un léger tintement retentit, puis les portes coulissent, nous donnant accès à la cabine.
J’appuie sur le bouton du dernier étage. Les portes se referment et l’ascenseur se met aussitôt en mouvement.
Pendant la montée, un silence s’installe. Angie prend ma main, et ses doigts s’entrelacent aux miens. C’est un rituel que je déteste autant que je l’adore. Je le déteste parce que je dois me contenir pour ne pas lui sauter dessus. Je l’adore parce qu’il me rappelle que je ne suis pas seule.
Arrivées au sommet, le tintement se fait de nouveau entendre et les portes coulissent, dévoilant la passerelle. Une vaste pièce circulaire, bordée de consoles et d’écrans, d’où s’élève une symphonie de bips et de sifflements qui lui confère une atmosphère unique.
À l’avant, deux postes de pilotage font face à l’écran principal. Au centre trône mon siège, celui du capitaine, me permettant d’embrasser l’ensemble des postes d’un seul regard.
Angie s’avance et adopte aussitôt une posture protocolaire.
Capitaine sur la passerelle !
Je ne me lasse jamais de cet instant où les officiers présents se lèvent et se mettent au garde-à-vous.
Repos !
Bonjour à tous. J’espère que vous avez passé un bon week-end. Je constate que mon siège est toujours là.
Faisons un point rapide.
Lieutenant-commandant Corda, au pilotage. Vous êtes présent.
Enseigne Émilie Flores, aux communications. Nous nous sommes déjà croisées ce matin… dans les toilettes pour hommes.
Monsieur Corda, je vous ai vu ricaner. Ne m’interrompez pas, s’il vous plaît.
Pardon, Capitaine.
Aux opérations, le lieutenant Savea.
Charlène Savea n’est pas là ?
Capitaine, le réseau AspiroTube a fait l’objet d’une cyberattaque russe ce matin. Le trafic a été interrompu sur une partie du réseau.
Le lieutenant Savea devait emprunter le SonicShuttle depuis Montréal et devrait arriver d’ici peu.
Comment savez-vous cela, Enseigne Flores ?
Ce matin, j’étais coincée à Luxembourg. J’ai intercepté les communications du serveur avec mon smartphone. C’est ainsi que j’ai eu accès à ces informations.
Intercepté ?
Oui, Commandeur. Lorsque j’étais au MI6, le système de communication du réseau AspiroTube faisait partie du programme d’entraînement. J’ai également contribué à améliorer son efficacité.
J’en connais donc aussi les faiblesses, ce qui m’a permis d’obtenir ces informations sécurisées sur l’état du réseau.
Vous voyez, Numéro Un, qu’elle est redoutable, notre petite génie.
Effectivement, Capitaine. L’enseigne Émilie Flores a de la ressource.
À cet instant, les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Mon regard se tourne aussitôt dans cette direction.
Le lieutenant Savea fait son entrée.
Bonjour Charlène. On vous attendait.
Je m’excuse pour mon retard, Capitaine.
Ne prenez pas la peine de vous expliquer. Émilie vous a déjà trouvé une excuse.
Heu… vous êtes au courant pour l’AspiroTube ?
Oui, Lieutenant. La console des opérations vous attend. Prenez place.
Bien, Capitaine.
Puisque tout le monde est arrivé en retard, je vous accorde encore dix minutes pour compiler les rapports quotidiens de vos sections.
Au travail, et que ça saute !
Tous les lundis, c’est la même comédie. Il n’y a jamais moyen d’être à l’heure. Je devais me présenter devant l’amiral à neuf heures, et il est presque onze heures.
Je vais encore avoir droit à l’un de ses interminables sermons, mais peu importe. L’essentiel est que nous soyons opérationnels.
Pendant ce temps, Angie consulte les officiers un par un et leur transmet ces fichus documents qui nous font encore perdre de précieuses minutes.
Je vous ai envoyé les rapports de la journée sur votre pad, Capitaine. Il ne vous reste plus qu’à les signer.
Merci, Numéro Un. Je vous laisse le commandement du vaisseau pendant que je me rends au bureau de l’amiral.