Épisode 15. Defcon 2, alerte augmentée
Contexte
- Temps universel coordonné
- Lundi 15 juillet 2024 - 18:13
- Lieu
-
- Terre
- Bruxelles
- USS Mercator
- Passerelle
- Trame
- Ligne Temporelle Inconnue
- Résumé des épisodes précédents
-
Un vaisseau inconnu s’est écrasé en 1954 puis a été dissimulé par les américains ; en 2024 la crise mondiale monte en puissance. Agnes Rodriguez et Angie Chen, à la tête du Mercator, mènent inspections et préparatifs dans le bunker bruxellois ; la vie d’équipage alterne routines, gaffes et professionnalisme. Eros Vitos rejoint l’équipage pour installer des lanceurs DX-01-10, les Nauvoo sont révélés au grand jour et l’ordre d’évacuer le sommet de l’OTAN à Bruxelles est donné — la flotte décolle pour rapatrier dirigeants et civils.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade |
|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine |
| Angie Chen | OTAN / Flotte Spéciale | Commandeur |
| Éric Corda | OTAN / Flotte Spéciale | Lieutenant-Commandeur |
| Émilie Flores | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne |
| Charlène Savea | OTAN / Flotte Spéciale | Lieutenant |
Manifeste
| USS Mercator | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | En vol stationnaire au-dessus de Bruxelles |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Civils et Dirigeants (en cours d'embarquement) |
TL;DR
DEFCON 2 : Agnes lance l’évacuation et pose un ordre terrifiant — mobiliser les téléporteurs malgré l’interdiction — ouvrant un dilemme éthique et technologique aux conséquences potentiellement catastrophiques.
Récit
Simultanément, dans chaque ville de l’Alliance, les vaisseaux de notre flotte se positionnent à proximité des zones civiles, prêts à entamer les évacuations. De notre côté, nous nous coordonnons avec l’USS Charlemagne et l’USS Manneken, avec lesquels nous partageons la zone de Bruxelles.
Corda, prenez la direction du boulevard Léopold III et stabilisez le Mercator à une altitude de cent cinquante mètres au-dessus du sol.
Alors que le vaisseau amorce son déplacement, le bourdonnement des moteurs se propage dans toute la structure. Mon regard reste fixé sur l’écran principal, où le tracé du boulevard Léopold III s’affiche en temps réel. Quelques minutes suffisent pour atteindre notre position.
Vaisseau stabilisé et prêt pour l’opération, capitaine.
Savea, déployez les ascenseurs tubulaires et autorisez le lancement des navettes.
Ascenseurs en cours de déploiement. Feu vert activé pour les navettes, capitaine.
Numéro Un, supervisez la séparation des huit modules de transport et transmettez-leur les coordonnées des sites d’atterrissage attribués par le haut-commandement.
Procédure en cours, capitaine.
Capitaine !
Je reçois de nombreux rapports du NORAD, d’USSTRATCOM et de plusieurs services de renseignement. Toutes les informations sont concordantes.
La Russie a ouvert plusieurs silos de missiles balistiques intercontinentaux, et un grand nombre de sous-marins nucléaires ont émergé à proximité des côtes américaines et canadiennes.
Cette fois, on y est vraiment. Les intentions russes sont claires.
Flores, informez les officiers des téléporteurs qu’ils doivent également se préparer à participer à l’évacuation.
Dès que je leur donnerai l’autorisation d’agir, ils devront localiser, cibler et scanner les civils dispersés hors du périmètre d’action de nos navettes et modules de transport.
Les téléporteurs, capitaine… ?
Oui, enseigne. J’ai bien dit les téléporteurs.
Vous êtes soudainement devenue sourde, ou vous allez exécuter mon ordre ?
Capitaine, l’utilisation des téléporteurs sur des humains est prohibée par l’OTAN. Cet ordre vous mènera tout droit devant une cour martiale.
De plus, les dernières expériences menées sur des souris n’ont pas été concluantes. Les utiliser sur des humains reviendrait à jouer à la roulette russe.
Je sais tout ça, Numéro Un.
Croyez bien que je suis la première à regretter de devoir donner un tel ordre. Mais les civils que nous n’aurons pas évacués seront livrés à eux-mêmes. Et face à la menace qui se profile, leurs chances de survie sont quasi inexistantes.
Dois-je répéter mon ordre ?
Commandeur… capitaine… qu’est-ce que je fais ?
Obéissez aux ordres du capitaine, enseigne Flores.
Angie me lance un regard sombre, puis se détourne pour revenir à son écran et surveiller les opérations au sol. Ça ne lui plaît pas. Et je la comprends. Envisager l’utilisation de la téléportation pour autre chose que le déplacement de matériel est une ligne que personne ne voulait franchir.
Avec cette technologie encore récente, nous allons condamner à mort des innocents. Tout comme nous allons en sauver.
Rien que d’y penser, j’en ai les poils qui se hérissent.
Je prie pour que la situation ne s’envenime pas au point de m’obliger à intégrer ce système à l’évacuation. Je n’ai jamais compris pourquoi le haut-commandement nous a imposé l’installation d’une machine aussi instable à bord.
On scanne un corps.
Puis il est démantelé aux niveaux moléculaire et subatomique.
Et enfin, il se rematérialise.
En parfait état.
Ou en compote.