Épisode 58. Opération spéciale
Contexte
- Temps universel coordonné
- Lundi 5 août 2024 - 15:29
- Lieu
-
- Espace
- Orbite Lunaire
- Base Stellaire OTAN
- Grande salle de conférences
- Trame
- Ligne Temporelle Schak'Irra
- Résumé des épisodes précédents
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Depuis la découverte de l’Andorienne Tarsi, venue d'un futur d'une réalité parallèle, la capitaine Rodriguez tente de concilier devoir et incertitude. Entre révélations sur la contamination de 1954, affrontement avec l’amiral Michaux, et la mise en quarantaine de Tarsi, l’équipage de l’Enterprise cherche à se réorganiser. Manu rejoint la passerelle comme attaché scientifique, et la deuxième mission de l'opération Reconquête Terre se prépare.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade | Espèce | Trame d'origine |
|---|---|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Angie Chen | OTAN / Flotte Spéciale | Commandeur | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Anthony Michaux | OTAN / Base Stellaire | Amiral | Humain | Timeline Schak'Irra |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Amarré à la Base Stellaire OTAN |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | Manu |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Tarsi (Confidentiel) |
TL;DR
Alors que les autres vaisseaux sont affectés à une mission de reprise de contact des bunkers Otanien sur Terre, l’amiral Michaux confie à l’Enterprise une opération spéciale : transporter le colonel Gomard et cinquante soldats jusqu’à Moscou pour démanteler le Kremlin. Une mission jugée suicidaire par Agnes, qui dénonce l’imprudence de l’amiral et le manque d’informations. Mais les ordres sont formels : dans deux jours, l’Enterprise part pour la Russie.
Récit
Alors que la salle de conférences se vide, l’amiral Michaux nous retient.
Il nous annonce que l’Enterprise ne partira pas en mission avec les Nauvoo.
D’un côté, je suis soulagée de ne pas avoir à jouer un rôle de gardiennage de vaisseaux. De l’autre, je redoute le pire lorsqu’il nous parle d’une opération spéciale. Rien que l’expression me laisse dubitative. La dernière fois que quelqu’un a utilisé ce terme, nous nous sommes retrouvés avec une guerre de haute intensité sur les bras.
En quoi consiste cette opération spéciale, Amiral ?
L’Enterprise prendra à son bord un commando de l’armée de terre, composé de cinquante hommes, sous le commandement du colonel Gomard.
Votre mission sera de les acheminer jusqu’à Moscou.
Moscou ?!
Qu’est-ce qu’on va faire là-bas ?
L’Enterprise devra sécuriser la zone et assurer la logistique du colonel.
C’est tout.
On fait le taxi et du gardiennage de testostérone.
En quelque sorte, oui.
Le succès de la mission du colonel Gomard dépendra également de votre efficacité.
Quelle est sa mission ?
Le commando prendra d’assaut le bunker du Kremlin.
Il devra en démanteler le réseau.
Quoi !?
Vous êtes tombé sur la tête ou quoi ? Avec seulement cinquante hommes ?
Avec tout le respect que je vous dois, c’est du pur suicide, Amiral.
La mission a été approuvée par le gouvernement provisoire.
Que vous soyez d’accord ou non, cela ne changera rien.
Amiral, je doute que vous soyez conscient de ce que vous faites.
Nous sommes dans le noir concernant les bunkers russes. Nous ignorons le nombre d’hommes armés, la topographie des lieux, leur arsenal.
C’est exact. Nous avons peu d’informations.
Ce que vous ignorez, c’est que le gouvernement a autorisé l’usage sur Terre des armes avancées développées dans la Zone 51, les mêmes que nos officiers utilisent à bord des vaisseaux de la Flotte Spéciale.
Amiral, si je peux me permettre d’intervenir.
En consultant ces mêmes officiers, entre autres notre spécialiste de l’armement de la Zone 51, Eros Vitos, ils vous auraient dit que ces armes ne valent pas un clou.
Chen, merci pour votre remarque.
Sachez que les concepteurs de ces armes ne partagent pas l’avis de votre enseigne qui, d’après son dossier, est tout aussi immature que vous.
Vous êtes trop confiant, Amiral.
Vous risquez de sacrifier un commando pour rien.
Je ne le crois pas.
Juste avant l’attaque du 15 juillet, les derniers rapports de nos agences de renseignement sur Terre indiquaient que les autorités russes avaient perdu le contrôle. Le Kremlin serait probablement aux mains de groupes mafieux et de milices privées se disputant le pouvoir.
Raison de plus pour annuler cette opération.
Il est évident que vous n’avez jamais affronté ce genre de groupes.
Le colonel Gomard est un excellent soldat.
Il a fait ses preuves et connaît parfaitement son métier.
Si vous le dites, Amiral.
Vous disposez de deux jours pour préparer l’Enterprise et charger tout le matériel.
Bonne chance, Rodriguez.
Chen.
À ces derniers mots, nous nous redressons d’instinct. Talons joints, épaules carrées, menton haut. Le réflexe réglementaire reprend le dessus, même si tout en moi hurle encore que cette mission est une folie.
L’amiral nous fixe brièvement, comme pour s’assurer que l’ordre est bien passé, puis pivote sur ses talons. Sans ajouter un mot, il s’éloigne d’un pas sûr.
À peine a-t-il tourné le dos qu’Angie lui adresse un bras d’honneur, bien haut, bien net.
Pour une fois, je n’aurais pas dit mieux.