Épisode 14. Aux yeux du monde
Contexte
- Temps universel coordonné
- Lundi 15 juillet 2024 - 18:00
- Lieu
-
- Terre
- Bruxelles
- Bunker Otanien #1
- Hangar
- USS Mercator
- Passerelle
- Trame
- Ligne Temporelle Inconnue
- Résumé des épisodes précédents
-
Agnes a intégré Eros Vitos à son équipage pour monter un lanceur expérimental DX-01-10. Tandis que le monde s’enfonce dans une crise géopolitique, le Mercator et son équipage se tiennent prêts, attendant les ordres du haut-commandement.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade |
|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine |
| Angie Chen | OTAN / Flotte Spéciale | Commandeur |
| Émilie Flores | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne |
| Eros Vitos | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne |
Manifeste
| USS Mercator | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Amarré dans le bunker #1 (Bruxelles) |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Technicien de surface | Manu |
TL;DR
Le verdict tombe : le Mercator, le Manneken et le Charlemagne doivent décoller pour évacuer les dirigeants du sommet de l’OTAN et rapatrier les civils de Bruxelles. Les portes du bunker s’ouvrent, et pour la première fois, les gigantesques vaisseaux de l’OTAN se révèlent au grand jour, sous le regard stupéfait des médias et des populations.
Récit
Journal de bord du capitaine Agnes Rodriguez — Lundi 15 juillet 2024, 18 h 00.
L’USS Mercator est à quai dans le bunker otanien n°1, à Bruxelles. Cela fait presque six heures que l’état d’alerte a été enclenché. Mon équipage s’est préparé tout au long de l’après-midi et, tout comme moi, nous attendons l’évolution de la situation et les ordres du haut-commandement en vue d’une éventuelle intervention.
L’ambiance est tendue. Mes officiers n’ont pas prononcé un mot depuis près d’une heure. Seuls les commentaires des chaînes d’information et les sons des consoles résonnent sur la passerelle. La lieutenante Savea est revenue à son poste, et la commandeur Chen supervise les préparatifs.
Capitaine !
Oui, enseigne Flores. Qu’y a-t-il ?
J’ai terminé de relier tous les postes stratégiques du vaisseau à la passerelle. Vous serez en mesure de maintenir un contact audio avec les différents secteurs durant les prochaines opérations.
Bon boulot, Flores. Qu’en est-il des modules de transport et des navettes ?
Ils sont également intégrés au système. Vous aurez un accès direct aux pilotes.
Bien. Testons ça.
Mettez-moi en communication avec Vitos. Je voudrais savoir où il en est avec le montage du lanceur des DX-01-10.
Vous êtes connectée, capitaine. Vous pouvez lui parler.
Vitos, vous m’entendez ?
Ici Vitos. C’est vous, capitaine ?
Oui, c’est bien moi. Comment se déroule le montage ?
Pas très bien, capitaine.
Le lanceur DX que vous ont refourgué vos idiots de fournisseurs de la Zone 51 n’est pas complet. Il manque plusieurs pièces.
Vous ne pouvez pas le monter ?
Bien sûr que si, Capitaine.
Il manque principalement des boulons et des écrous. Les gars que vous m’avez envoyés sont en train d’en refabriquer.
Compris. Il sera prêt dans combien de temps ?
Difficile à dire.
Dès que je reçois les nouvelles pièces, il me faudra quinze à trente minutes, maximum.
Faites au mieux, Vitos.
Rodriguez, terminé.
Je vous branche sur un autre canal, capitaine ?
Non, Flores. Pas la peine. Votre système de communication fonctionne à merveille.
Capitaine !
Regardez l’écran !
Le flux du haut-commandement vient de s’actualiser. C’est pour nous.
Merci, Numéro Un.
Votre attention, tout le monde !
Vous avez lu l’information comme moi. Les ordres sont clairs. Nous devons débuter immédiatement l’évacuation des dirigeants présents au sommet de l’OTAN, ainsi que d’un maximum de civils à Bruxelles. Nous allons devoir les rapatrier vers notre bunker.
Savea, commencez les procédures de désamarrage.
Corda, vous êtes à la manœuvre.
Notre oiseau va s’envoler.
Au même moment, j’entends les portes massives du hangar commencer à s’ouvrir lentement. Le soleil, éclatant, inonde l’espace, créant un contraste brutal avec l’atmosphère tendue qui règne à l’intérieur. Les trois vaisseaux de notre bunker se soulèvent dans les airs, révélant leurs silhouettes imposantes au monde entier, qui va les découvrir pour la toute première fois.
Notre technologie, développée en secret par l’Alliance au cours des dernières décennies, est désormais exposée aux yeux de l’humanité.
Mon regard reste fixé sur l’écran principal de la passerelle, qui continue d’afficher les chaînes d’information. Elles nous observent.
Le moment est historique.
Et jamais je n’aurais imaginé le vivre un jour.