Épisode 66. Infiltration dans le bunker Rouge
Contexte
- Temps universel coordonné
- Mercredi 7 août 2024 - 19:54
- Lieu
-
- Terre
- Russie
- Moscou
- Réseau souterrain
- Corridors
- Trame
- Ligne Temporelle Schak'Irra
- Résumé des épisodes précédents
-
Après la victoire précaire contre le vaisseau extraterrestre, l’apparition de l’Andorienne Tarsi a mis à nu la possibilité d’une contamination temporelle altérant la réalité. L’OTAN lance la deuxième mission de l'opération Reconquête Terre. En parallèle, l’amiral Michaux confie à Rodriguez une mission secrète visant le Kremlin. Agnes rassemble une équipe et descend sur une Place Rouge réduite en ruines : sur six navettes, deux sont abattues, seuls les quatre appareils restants atteignent la capitale. Les scans révèlent un réseau souterrain titanesque abritant près d’un million de personnes. Après repérages, l’unité Foxtrot trouve un accès partiellement dégagé et l’infiltration peut commencer.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade | Espèce | Trame d'origine |
|---|---|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Tarsi | Starfleet / Division Temporelle | Commandeur | Andorien | Timeline Prime |
| Robert Gomard | OTAN / Armée de terre | Colonel | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Eros Vitos | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne | Humain | Timeline Schak'Irra |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Orbite Terrestre |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | Manu |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Tarsi (Confidentiel) Robert Gomard et son escouade |
| Équipes au sol |
Unité Alpha : Robert Gomard, Agnes V. Rodriguez, Eros Vitos, Tarsi, 5 soldats (Détruite) Unité Charly : 9 soldats Unité Delta : 9 soldats (Détruite) Unité Foxtrot : 9 soldats |
TL;DR
L’escouade d’Agnes s’enfonce dans les couloirs crasseux du vaste réseau souterrain sous Moscou, avançant en file indienne vers le bloc central du Kremlin. Tarsi scanne, Eros dresse des champs de sécurité, et le colonel Gomard mène la manœuvre — l’atmosphère est oppressante, ponctuée de bruits étranges qui mettent tout le monde sur le qui-vive. La porte blindée du bloc est sur le point de céder : l’entrée imminente promet révélations… ou pièges.
Récit
Nos unités d’élite Alpha, Delta et Foxtrot pénètrent avec précaution dans un nouveau couloir, le colonel Gomard en tête.
Tarsi, Eros et moi fermons la marche.
Les soldats avancent en file indienne, silencieux.
Leurs pas résonnent faiblement dans ce long corridor sombre et humide qui nous mène au plus près de notre destination finale : le bloc central, enfoui sous le palais du Kremlin.
Tarsi scrute les environs à l’aide de son tricordeur, tandis que j’observe les murs, couverts de graffitis délavés et de larges taches d’humidité.
Pour atteindre le bloc central, nous devons encore longer ce tunnel sur environ mille cinq cents mètres.
Nous pouvons avancer sans risque immédiat.
Je ne détecte aucun signe de vie dans un rayon de deux cents mètres.
Nous ne sommes pas encore dans une zone hermétiquement isolée.
Regarde ces parois, Tarsi.
Elles sont poreuses.
L’humidité qui s’infiltre contient encore des particules radioactives.
Beurk…
Il y a des rats morts.
Taisez-vous !
Vous allez nous faire repérer !
Stop.
Écoutez.
Quoi donc, Tarsi ?
J’ai entendu un bruit étrange.
Ce sont les vapeurs radioactives qui vous montent à la tête.
Elles vous font imaginer n’importe quoi.
Je suis sérieuse, colonel.
J’ai entendu quelque chose… d’inhabituel.
Je n’entends rien.
…Skrrkk chlkkk tsssk zzzip sssschk…
Encore.
Vous avez entendu ?
Moi oui.
On dirait quelqu’un qui chuchote… dans une canette de bière vide.
Hmm… Oui.
J’ai entendu aussi.
Ça ressemble à des cliquetis.
Je perçois également des sons plus lointains.
Des armes à feu… et des cris.
Il est possible que les Russes s’entretuent.
Les derniers rapports de nos services de renseignement évoquaient des purges internes.
Des factions, des milices… qui auraient fait imploser le pouvoir avant de s’emparer du Kremlin.
Et, par la même occasion, enclenché le bouton nucléaire le 15 juillet.
Je n’y crois pas une seconde.
Dans mon monde, Poutine contrôlait tout d’une main de fer.
Il éliminait chaque opposant sans état d’âme pour se maintenir au pouvoir.
Il avait une peur bleue des putschs.
S’il a réellement autorisé l’usage du nucléaire, il s’est mis à l’abri bien avant.
Certainement pas dans ce trou à rats.
Dans ton monde, et du peu que j’en sais, TON Poutine ressemble presque à un bisounours.
Le nôtre a envahi la moitié de la planète et nous nargue depuis plus de trente ans.
Des ennemis, il en a à la pelle.
Et il n’est pas à l’abri de menaces venant de l’intérieur de son propre empire du crime.
Stop.
Nous sommes à une intersection.
Tarsi, lequel de ces cinq couloirs devons-nous emprunter ?
Tout droit, colonel.
Encore une centaine de mètres… et nous atteindrons le bloc.
Eros, dressez un champ de force sur chaque issue que nous n’empruntons pas.
On limitera ainsi toute tentative de prise à revers si nous sommes repérés.
À vos ordres, Capitaine.
Les champs de force se déploient silencieusement derrière nous, scellant les accès secondaires dans une lueur diffuse.
Nous reprenons notre progression, plus lentement encore.
Le couloir se rétrécit, les parois deviennent plus épaisses, renforcées de plaques métalliques grossièrement soudées.
Devant nous, la pénombre cède peu à peu la place à une structure massive qui tranche avec le reste du réseau.
Une porte blindée.
Et derrière elle… le cœur du bunker.
Colonel, cet accès mène directement au bloc.
Au-delà… je détecte des signes de vie sur plusieurs niveaux.
Unité Delta, déverrouillez cette porte blindée.
À vos ordres, Colonel.
…Skrrkk chlkkk tsssk zzzip sssschk…
C’était quoi, ça ?
Les voix que j’entends depuis tout à l’heure, Colonel.
En attendant que l’unité Delta parvienne à ouvrir la porte, je reste figée.
Les bruits étranges résonnent dans les couloirs, se mêlant au bourdonnement électrique des néons défectueux qui clignotent par intermittence.
L’air est lourd, chargé d’humidité et d’une tension presque palpable.
Tout ici me paraît hostile.
Instable.
Les installations souterraines russes n’ont rien à voir avec nos bunkers de l’OTAN.
Elles sont plus vastes, plus anarchiques… et profondément insalubres.
J’ai du mal à concevoir comment quiconque peut survivre dans un endroit pareil.
Et pourtant, sous nos pieds, ils sont des centaines de milliers.
Et nous sommes en train d’entrer chez eux.