Épisode 48. L'implant de Tarsi
Contexte
- Temps universel coordonné
- Jeudi 1ᵉʳ août 2024 - 03:57
- Lieu
-
- Espace
- Orbite Lunaire
- USS Enterprise
- Quartiers d'isolement
- Trame
- Ligne Temporelle Contaminée
- Résumé des épisodes précédents
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L’Andorienne Tarsi, officière temporel de Starfleet, a révélé à Agnes et Angie être une fugitive du 26ᵉ siècle. Elle affirme avoir tenté de retrouver le vaisseau vulcain VSS Schak’Irra, disparu en 1954, mais une contamination temporelle aurait dévié l’Histoire elle-même. Selon elle, des vaisseaux tholiens errent dans cette ligne du temps altérée, et l’Enterprise serait au cœur du paradoxe. Agnes, méfiante mais intriguée, décide de poursuivre l’entretien sous haute surveillance.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade | Espèce | Trame d'origine |
|---|---|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Angie Chen | OTAN / Flotte Spéciale | Commandeur | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Tarsi | Starfleet / Division Temporelle | Commandeur | Andorien | Timeline Prime |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Orbite Lunaire |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | N/A |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Tarsi (Confidentiel) |
TL;DR
Pour prouver ses dires, Tarsi révèle la présence d’un implant holographique dissimulé dans son abdomen. Celui-ci contient ses journaux de vol, ses relevés temporels et ses données personnelles, accessibles par projection ou via une puce de stockage d’origine bynar, capable de contenir plusieurs quantexaoctets d’informations. Entre humour maladroit et génie technologique, Tarsi finit par convaincre Agnes et Angie de la sincérité de son histoire — même si la capitaine reste prudente face à cette technologie d’un autre âge… ou d’un autre futur.
Récit
Voilà plus d’une heure que nous sommes en entretien avec Tarsi, et le moins que je puisse dire, c’est qu’elle possède un talent certain pour ajouter des nœuds à mon déjà très volumineux sac de nœuds.
Je reste perplexe. Ses révélations sont inquiétantes, mais elles frôlent parfois la science-fiction.
D’un côté, j’aimerais croire à son récit. De l’autre, il y a notre réalité.
Quoi qu’il en soit, je pense avoir pris la bonne décision en la plaçant en quarantaine et en laissant, pour l’instant, le commandement de l’OTAN dans l’ignorance.
Tarsi, je vais être franche avec vous.
Je suis dubitative, et j’aimerais que vous apportiez du crédit à votre histoire.
Hein ?!
Je dois payer mon récit ? Mais je n’ai pas d’argent, Capitaine Agnes Rodriguez.
Non, Tarsi.
La capitaine vous demande d’apporter des éléments tangibles susceptibles de la convaincre de la véracité de vos propos.
Ah… d’accord.
Heu… comme des enregistrements de navigation, des journaux de bord, ce genre de chosese ?
Je suppose que tout cela se trouve dans votre vaisseau.
Heu… pas exactement.
Je ne conserve aucune donnée dans le Tal’Kyr, afin d’éviter qu’elles puissent être utilisées contre moi.
Je vous rappelle que je suis une fugitive.
Donc, je devrais vous croire sur parole.
Non, Capitaine Agnes Rodriguez.
J’ai tout… ici.
Dans un mouvement brusque, Tarsi repousse sa chaise, s’écarte de la table et désigne son abdomen du doigt.
Dans le ventre ???
Non, non !
Juste là !
Je la fixe, sans comprendre ce qu’elle essaie de me montrer. Elle se lève alors et soulève légèrement son t-shirt, révélant un éclat lumineux incrusté au niveau de son nombril.
… Le nombril ?
Ha ha ha.
C’est original.
J’avais deviné que cet éclat lumineux n’était pas une simple pierre précieuse.
C’est un implant holographique de ma conception.
Je peux lui donner n’importe quelle apparence, ou l’occulter selon les circonstances.
À l’intérieur, il y a une petite puce qui conserve l’ensemble de mes données.
Comment vous le contrôlez ?
Il est relié à mon système nerveux, ainsi qu’à d’autres implants.
Incroyable…
Vous êtes une extraterrestre bionique équipée comme un couteau suisse !
Oh non, rien d’aussi spectaculaire.
Ce sont juste quelques bricoles que je me suis procurées.
Les implants technologiques sont assez courants à mon époque.
D’accord, Tarsi.
Comment accède-t-on à ces données ?
Il existe trois méthodes.
Je peux les afficher par projection holographique dans la pièce…
Ou bien je peux vous remettre la puce, que vous pourrez lire sur vos ordinateurs.
Quelle est la troisième méthode ?
Une transmission directe vers mon système oculaire.
Mais dans ce cas, personne d’autre que moi ne peut les voir.
Mwouais…
Projetez-les dans la pièce.
Tarsi incline légèrement la tête et esquisse un bref clin d’œil. L’éclat lumineux incrusté dans son abdomen s’intensifie aussitôt, puis projette autour de nous une multitude de formes et de signes suspendus dans l’air.
Pris de court par leur proximité, Angie et moi reculons d’un même mouvement afin de dégager l’espace.
Ce que vous voyez sont les enregistrements de vol du Tal’Kyr depuis ma fuite, en 2554.
Vous pouvez observer toutes les époques où j’ai fait escale.
Wouah…
Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi… flottant.
Qu’en pensez-vous, Numéro Un ?
C’est la même technologie que j’ai vue dans la navette.
Je parlais des données, Numéro Un.
Ah… heu…
La liste des destinations est impressionnante. Et les détails sont très précis.
J’ai erré pendant de nombreuses semaines afin de rassembler toutes ces informations.
Vous pouvez également consulter mon journal personnel.
S’il n’y a rien de trop intime, et si cela apporte de la valeur, pourquoi pas.
Ben… heu… tant que vous gardez ces informations pour vous, ça ne me pose aucun problème.
Totalement absorbée par la lecture des données affichées, je sursaute lorsque les formes lumineuses s’évanouissent brusquement, comme si les fusibles avaient sauté.
Heeey…
Qu’est-ce que vous faites, Tarsi ? Pourquoi avoir coupé la projection ?
Je vais retirer la puce de mon implant et vous la donner.
Ainsi, vous pourrez en faire une copie et la consulter à votre guise.
La copier comment ?
Nous ne disposons pas de vos appareils du futur.
Ce ne sera pas un problème.
La puce est une antiquité du XXᵉ siècle… que vous connaissez très bien.
Tarsi esquisse un mouvement presque imperceptible. L’éclat lumineux incrusté dans son nombril pulse une seule fois, puis quelque chose s’en détache lentement, comme extrait par une force invisible.
L’élément flotte un instant dans l’air, avant de glisser avec précision jusque dans la paume ouverte de sa main. Tarsi referme légèrement les doigts… puis nous présente ce qu’elle tient.
Oh mon dieu…
On dirait une carte SIM.
C’est exact, Angie.
Les technologies les plus anciennes sont souvent les plus sûres.
Si cette puce tombait entre les mains de mes contemporains, ils auraient beaucoup de mal à y accéder.
Mais sa capacité de stockage est limitée, non ?
À votre époque, oui.
Mais celle-ci est conçue avec une technologie du vingt-sixième siècle.
Elle possède une capacité de cinq QXo.
Il s’agit d’un modèle unique dans la galaxie, que j’ai spécialement commandé aux Bynars.
Ils m’en ont fabriqué un petit stock.
QXo ?
Le quantexaoctet.
Il équivaut à dix puissance deux cent quatre-vingt-dix-sept octets.
Angie… ferme la bouche.
Ta mâchoire est en train de se décrocher.
Heu… oui.
C’est une capacité gigantesque comparée à ce que nous avons sur l’Enterprise.
Ici, nous atteignons à peine le quettaoctet.
Je crains qu’il faille faire une sélection de ce que nous souhaiterons copier.
Ne vous inquiétez pas, Angie.
Je dispose de plusieurs puces dont je peux me séparer.
Mais qu’est-ce qui peut prendre autant de place, au point de nécessiter une capacité aussi démesurée ?
La résolution.
Nous avons atteint le niveau subatomique.
Je vous remercie pour toutes ces informations, Tarsi.
Je demeure sceptique… mais je vous accorde le bénéfice du doute.
Je comprends votre scepticisme, Capitaine Agnes Rodriguez.
J’en aurais tout autant si j’étais à votre place.