Épisode 19. Impact !

Tome 1 - Épisode 19 - Impact !

Contexte

Temps universel coordonné
Lundi 15 juillet 2024 - 19:20
Lieu
  • Terre
  • Bruxelles
  • USS Mercator
  • Passerelle
Trame
Ligne Temporelle Inconnue
Résumé des épisodes précédents

Le Mercator, chargé de réfugiés et de dirigeants, est stationné au-dessus de Bruxelles alors que la Russie a lancé des salves de missiles nucléaires sur l'ensemble du territoire Otanien. Dans le chaos, l’équipage improvise : Vitos active les DX-01-10 pour intercepter les missiles, tandis qu’Angie sauve in extremis le module 3 endommagé. Mais la situation bascule quand un mystérieux OVNI apparaît, neutralisant les défenses terrestres. Agnes, consciente du danger, ordonne à l’amiral Hamilton de verrouiller le bunker, condamnant l’accès pour éviter une menace encore plus grande.

Personnages

Nom Affiliation / Branche Titre / Grade
Agnes V. Rodriguez OTAN / Flotte Spéciale Capitaine
Éric Corda OTAN / Flotte Spéciale Lieutenant-Commandeur
Émilie Flores OTAN / Flotte Spéciale Enseigne
Charlène Savea OTAN / Flotte Spéciale Lieutenant
Eros Vitos OTAN / Flotte Spéciale Enseigne

Manifeste


USS Mercator
Affiliation OTAN
Localisation En vol au-dessus de Bruxelles
Capitaine Agnes V. Rodriguez
Premier officier Angie Chen
Pilote Éric Corda
Communications Émilie Flores
Opérations Charlène Savea
Armement avancé Eros Vitos
Technicien de surface Manu
Passagers 12.000 Réfugiés (Estimation)
Dirigeants (Hillary Clinton et autres Chefs d'état)

TL;DR

Le missile frappe Bruxelles. Le Mercator encaisse l’onde de choc, piégé dans un nuage radioactif en ascension. En urgence, Agnes et Éric pilotent à vue, épaulés par une simulation de vol. Vitos déclenche une torpille explosive à l’arrière pour repousser l’aspiration. Le vaisseau plonge, en équilibre entre chute libre et espoir de survie.

Récit

Nous sommes désormais seuls, livrés à nous-mêmes. Trois missiles nucléaires foncent vers notre position. Un vaisseau d’origine inconnue nous guette. Et nous ne pouvons plus nous réfugier dans le bunker, désormais verrouillé.

J’ai à mon bord plus de dix mille réfugiés et un équipage d’une centaine d’hommes et de femmes qui tentent de maintenir l’ordre.

Ma mission est simple. Les mettre en sécurité.

Lt. Cmdr. Éric Corda (Pilote)

Capitaine, le vaisseau inconnu ne semble pas s’intéresser à nous. On dirait qu’il explore la zone et qu’il détruit systématiquement nos défenses au sol au fur et à mesure qu’il les repère.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Je le constate, monsieur Corda.

Si nous devions l’affronter, nous y laisserions nos plumes. C’est comme si un paquebot devait se défendre contre un destroyer de classe Zumwalt.

Lt. Cmdr. Éric Corda (Pilote)

Et nous, nous jouons le rôle du paquebot.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Exactement Corda.

Lieutenant Savea, en savez-vous plus sur la destination des missiles ?

Lt. Charlène Savea (Opérations)

Oui, capitaine.

Le premier missile atteindra le siège de l’OTAN dans une minute vingt-sept secondes. Le deuxième s’écrasera trente secondes plus tard, à trente-deux kilomètres au sud-ouest de notre position.

Quant au dernier, il est possible que sa cible soit une grande ville, comme Anvers, Londres ou Dublin.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Merci, lieutenant.

J’espère que vous avez rechargé nos batteries.

Activez les boucliers.

Lt. Charlène Savea (Opérations)

Boucliers activés, capitaine. Mais soyons honnêtes… ils n’ont jamais été prévus pour encaisser ça.

Si nous avions suivi les recommandations des ingénieurs plutôt que celles des politiques, nous aurions peut-être une chance.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Si nous survivons, on fera passer le message à qui de droit.

En attendant, concentrez-vous sur les boucliers, Savea.

Lt. Charlène Savea (Opérations)

À vos ordres, capitaine.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Monsieur Corda, laissons notre petit camarade alien tranquille.

Dégagez-nous de cette zone, sans mouvement brusque, et prenez autant d’altitude que possible.

Lt. Cmdr. Éric Corda (Pilote)

Propulsion enclenchée…

Manœuvre de dégagement en cours, capitaine.

L'USS Mercator s'éloigne de la ville de Bruxelles.
Capt. Agnes V. Rodriguez

Flores, ordonnez à tous les secteurs d’activer les protocoles de sécurité.

Nous allons être secoués.

Ens. Émilie Flores (Communications)

Les protocoles de sécurité sont en cours de déploiement à l’intérieur du vaisseau, capitaine.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Distance et altitude, monsieur Corda.

Lt. Cmdr. Éric Corda (Pilote)

Nous sommes à douze mille trois cents mètres d’altitude et à trois mille sept cent vingt mètres de l’estimation du point d’impact, capitaine.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Savea, combien de temps nous reste-t-il ?

Lt. Charlène Savea (Opérations)

Trente secondes, capitaine !

On n’y arrivera jamais… Capitaine, nous devrions enclencher la distorsion !

Capt. Agnes V. Rodriguez

Négatif, lieutenant.

Pour enclencher la distorsion, nous devons d’abord sortir de l’atmosphère, et nous n’avons plus le temps de calculer une trajectoire.

Sans compter que nous risquerions une collision avec la Lune.

Lt. Charlène Savea (Opérations)

Impact dans dix secondes, capitaine.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Attachez vos ceintures.

On va voir ce que notre vaisseau a dans le ventre !

Lt. Charlène Savea (Opérations)

Impact !

Le premier missile russe s’écrase sur Bruxelles.

Un flash incandescent embrase l’horizon, éclipsant un instant la lumière naturelle du jour. L’espace d’une fraction de seconde, tout semble figé dans une clarté artificielle écrasante… avant que l’enfer ne se déchaîne.

L’onde de choc déferle sans pitié. Un nuage radioactif est projeté vers le ciel à une vitesse effroyable. Le Mercator encaisse l’impact de plein fouet, secoué comme une feuille dans une tempête nucléaire. L’air vibre sous la violence de la détonation. Les alarmes hurlent, les écrans clignotent frénétiquement, et une chaleur oppressante envahit l’atmosphère.

Sur la passerelle, c’est le chaos. Des structures cèdent sous la pression, des consoles explosent en gerbes d’étincelles, et l’éclairage vacille, plongeant brièvement la pièce dans une semi-obscurité saccadée. Je m’agrippe instinctivement à mon siège tandis que le vaisseau tout entier tremble sous la déferlante.

La capitaine Agnes Rodriguez agripée à son siège, lors de l'impact avec le missile nucléaire.
Capt. Agnes V. Rodriguez

État des boucliers, Savea.

Lt. Charlène Savea (Opérations)

Soixante-douze pour cent, capitaine. Et ça chute rapidement.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Corda, que se passe-t-il ? Pourquoi ne sortons-nous pas du nuage ?

Lt. Cmdr. Éric Corda (Pilote)

Nous ralentissons, capitaine.

Quelque chose nous attire vers le cœur du champignon.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Enclenchez la propulsion au maximum !

Lt. Cmdr. Éric Corda (Pilote)

C’est déjà fait. Les moteurs sont à fond et commencent à avoir des ratés, capitaine.

L’arrière du vaisseau se soulève. Nous risquons de décrocher.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Savea, état des boucliers !

Lt. Charlène Savea (Opérations)

Quarante-huit pour cent, capitaine.

Ils ne se régénèrent pas assez vite. Dans moins de deux minutes, nous serons sans protection.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Des suggestions ?

Personne n’a de suggestions ?

Savea ?

Lt. Charlène Savea (Opérations)

Désolée, capitaine.

Je n’en ai aucune.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Flores, mettez-moi en ligne avec Vitos immédiatement.

Ens. Émilie Flores (Communications)

Connexion établie, capitaine.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Vitos, vous êtes toujours parmi nous ?

Ens. Eros Vitos (Ingénieur armement)
Canal audio

Évidemment, capitaine.

Dites donc, vous jouez à quoi là-haut ? On est secoués comme une bulle dans une canette de soda, ici.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Vitos, vous m’avez dit que nous ne pouvions plus utiliser les torpilles à cause de l’installation du système DX.

Ens. Eros Vitos (Ingénieur armement)
Canal audio

C’est exact, capitaine.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Maintenant que nous n’avons plus de DX, pouvons-nous de nouveau les utiliser ?

Ens. Eros Vitos (Ingénieur armement)
Canal audio

Négatif, capitaine.

Les adaptateurs que nous avons montés sont toujours installés dans le lanceur avant.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Le lanceur avant ?

Et celui de l’arrière ?

Ens. Eros Vitos (Ingénieur armement)
Canal audio

Je ne l’ai pas touché.

Il est censé être pleinement opérationnel pour les torpilles.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Parfait, Vitos.

Demandez à votre équipe de programmer une torpille. Elle devra détonner à cinq cents mètres à l’arrière du vaisseau.

Combien de temps vous faut-il ?

Ens. Eros Vitos (Ingénieur armement)
Canal audio

Quelques secondes.

D’après l’inventaire, une torpille a été automatiquement chargée dans le lanceur lors du déclenchement de l’alerte rouge.

Il suffit d’entrer les données, et on pourra la lancer.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Faites-le, Vitos.

Et n’attendez pas mon ordre pour la larguer.

Ens. Eros Vitos (Ingénieur armement)
Canal audio

Vous commencez à me connaître, capitaine…

C’est comme si c’était déjà fait.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Corda, vous avez entendu ?

Lorsque la torpille explosera, vous piquerez un plongeon pour reprendre un maximum de vitesse, puis vous redresserez avant l’impact avec le sol.

Lt. Cmdr. Éric Corda (Pilote)

Mais, capitaine, c’est de la folie pure !

Ce n’est pas un avion de chasse que je pilote ! Les instruments sont complètement détraqués et je n’ai aucune visibilité !

Capt. Agnes V. Rodriguez

Je prends le pilotage sur le second poste.

Vous me seconderez.

Lt. Cmdr. Éric Corda (Pilote)

Heu… bien, capitaine.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Corda, activez le mode simulation sur l’écran principal et superposez-le aux données disponibles.

Le simulateur compensera les défaillances.

Lt. Cmdr. Éric Corda (Pilote)

Simulateur enclenché !

Lt. Charlène Savea (Opérations)

Boucliers à huit pour cent, capitaine.

Ils céderont dans une dizaine de secondes.

Capt. Agnes V. Rodriguez

Reçu, Savea.

Gagnez-nous du temps. Puisez dans les batteries auxiliaires.

Vitos vient de larguer la torpille. J’attends son explosion, celle qui doit nous arracher à l’aspiration du champignon atomique. Le Mercator est incliné à plus de cinquante degrés, l’avant pointant dangereusement vers le sol.

Éric et moi sommes sur le point d’engager une manœuvre audacieuse. Une manœuvre insensée, peut-être.

Mais c’est la seule qui nous reste.