Épisode 69. Le commandement du Kremlin
Contexte
- Temps universel coordonné
- Mercredi 7 août 2024 - 23:08
- Lieu
-
- Terre
- Russie
- Moscou
- Réseau souterrain
- Bloc Principal
- Conduit vertical
- Trame
- Ligne Temporelle Schak'Irra
- Résumé des épisodes précédents
-
Après la perte tragique des unités Delta et Foxtrot, le commando d’Agnes s’est réfugié dans un conduit vertical menant vers le centre du Kremlin. Pourchassés par les Tholiens, ils ont réussi à sceller la porte derrière eux, ne laissant que cinq survivants : Agnes, Tarsi, Eros, Gomard et le caporal Lebeau. Sans corde ni renforts, ils ont entamé leur descente de deux cents mètres vers les niveaux inférieurs, tandis que les cris et tirs retentissent dans les étages supérieurs envahis par les aliens.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade | Espèce | Trame d'origine |
|---|---|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Tarsi | Starfleet / Division Temporelle | Commandeur | Andorien | Timeline Prime |
| Robert Gomard | OTAN / Armée de terre | Colonel | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Eros Vitos | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Lebeau | OTAN / Armée de terre | Caporal | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Evgueni Prigojine | Empire Russe / Milice privée | Leader Milicien | Humain | Timeline Schak'Irra |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Orbite Terrestre |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | Manu |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Tarsi (Confidentiel) Robert Gomard et son escouade |
| Équipes au sol |
Unité Alpha : Robert Gomard, Agnes V. Rodriguez, Eros Vitos, Tarsi, Lebeau, (Tués) (Détruite) Unité Charly : 9 soldats (Détruite) (Détruite) (Détruite) |
TL;DR
Au fond du conduit, l’escouade découvre une salle encore occupée par des miliciens russes. Une infiltration éclair orchestrée par Tarsi neutralise la majorité des adversaires, mais un homme échappe à sa vigilance : Evgueni Prigojine, présumé mort depuis 2023. Capturé par Agnes et interrogé, il avoue avoir pris le contrôle du Kremlin après avoir exécuté les responsables du lancement nucléaire, prétendant vouloir empêcher la catastrophe. Le colonel Gomard reste sceptique, mais Tarsi entreprend d’examiner les ordinateurs du centre de commandement pour vérifier la véracité des propos du milicien — et peut-être, dévoiler le vrai visage des responsables de la fin du monde.
Récit
Notre unité poursuit sa descente dans le conduit.
À chaque étage franchi, les sons remontent jusqu’à nous : des cris humains, des rafales de mitraillettes, et les voix stridentes des Tholiens qui ravagent tout sur leur passage.
Lorsque nous atteignons enfin le fond du puits, notre progression est stoppée par un grillage métallique.
À travers les mailles, j’aperçois une vaste salle grouillante d’activité.
Une douzaine d’humains s’y affairent — probablement tous russes.
Des ouvriers.
Des militaires.
D’autres individus plus difficiles à identifier.
Le colonel Gomard et Tarsi préparent leurs phaseurs.
À côté de moi, le caporal Lebeau commence à dévisser le grillage avec une lenteur calculée.
Je fais des signes discrets à mes coéquipiers pour désigner les cibles potentielles… quand Tarsi m’interrompt.
Pour assommer un maximum d’ennemis, réglez vos phaseurs en mode Pulsewave.
En nous coordonnant bien, quatre tirs suffiront pour neutraliser toute la zone.
D’accord.
Tarsi, vous prenez le nord-ouest.
Agnes, le nord-est.
Vitos, le sud-ouest.
Et moi, le sud-est.
Heu… colonel…
C’est par où, le sud-ouest ?
Je n’ai pas de boussole.
Vous tirez dans la direction opposée à celle de la capitaine Rodriguez.
Et… elle tire dans quelle direction, la capitaine ?
Agnes.
Explique-lui avant que je perde patience.
Vitos, prenez mon tricordeur.
Vous aurez une vue complète de la salle et des axes de tir.
Robert plisse soudain les yeux, observant plus attentivement les hommes armés en contrebas.
Regarde Agnes.
Ces types n’ont pas l’air de faire partie de l’armée régulière.
Qu’est-ce que tu en penses ?
Je n’ai jamais vu ces uniformes.
Mais leur blason…
Il me rappelle vaguement quelque chose.
Moi, je les connais.
On les a affrontés à Bakhmout l’an dernier…
Juste avant la catastrophe de Zaporijjia.
Alors que le caporal Lebeau termine de dévisser le grillage, une vis lui échappe des doigts et tombe bruyamment sur une table métallique en contrebas.
Nous retenons tous notre souffle.
En bas, plusieurs têtes se lèvent d’un même mouvement.
Les regards se tournent vers le plafond.
Avant que la situation ne dégénère, Tarsi agit.
Rapide comme l’éclair, elle bondit sur le grillage et se laisse tomber au milieu de la salle en poussant un cri de rage.
Les Russes, pris de court par cette apparition soudaine, se retournent vers elle.
D’un geste fluide, elle braque son phaseur et tire une première fois.
Puis pivote aussitôt et tire une seconde décharge dans la direction opposée.
Les vagues d’énergie frappent les hommes de plein fouet, les projetant violemment contre les murs et les assommant sur place.
Elle se réoriente vers la gauche et tire à nouveau.
Quand il ne reste plus que la zone droite à neutraliser, elle se retourne…
Et se retrouve avec un pistolet braqué sur le front.
Heee… camarade.
Vous êtes la nouvelle mutante tueuse à gages du grand-père ?
Hein ?!
Heu… non.
Je ne suis pas une mutante !
Depuis le conduit, nous assistons à la scène, impuissants.
L’homme qui tient Tarsi en joue n’a manifestement pas compris que nous ne sommes pas seuls.
Je prends alors une décision.
Je me laisse glisser à mon tour, sans bruit, et me place derrière lui.
Je pose calmement mon phaseur contre sa tête.
Levez les bras.
Ou vous aurez un joli trou dans le crâne.
Encore un scélérat ?!
Qui êtes-vous ?!
Forces spéciales otaniennes.
Je vous conseille vivement d’obéir.
Depuis quand les Otaniens parlent russe ?!
Et comment êtes-vous arrivés ici ?!
C’est moi qui pose les questions.
Asseyez-vous sur cette chaise.
L'homme hésite une fraction de seconde, puis obéit lentement.
Il s’assoit, raide, les mains bien visibles, pendant que je ne quitte pas sa tête du viseur.
Bon travail, Tarsi.
Merci, Agnes.
Hé les gars…
La voie est dégagée. Vous pouvez descendre.
Heu…
Vous êtes combien, comme ça ?
Ferme ta gueule, le gros !
Lebeau, vérifiez les accès et sécurisez-les !
À vos ordres, Colonel.
Eros, prenez ce sac de colsons.
Attachez les prisonniers.
Commencez par ce gentil monsieur.
Ça, c’est un joli compliment, mademoiselle.
On t’a dit de la fermer.
Agnes…
Il y a quelque chose qui cloche.
Ce type est censé être mort.
Comment ça, mort ?
C'est le boucher de Poutine.
Il l'a fait assassiner en 2023 après une parodie de putsch.
Hein ?!
Un putsch ?!
Ce petit parrain de pacotille, me faire tuer ?!
Ha ha ha !!!
C’est moi qui vais bientôt avoir sa peau !
Ta gueule !
Si ce type avait vraiment été mort, on l’aurait su.
Robert…
Tarsi parle de sa réalité. Pas de la nôtre.
Colonel, Colonel !
Vous devriez venir jeter un coup d’œil dans cette pièce.
J'arrive, Lebeau.
En entrant dans la pièce adjacente, le colonel découvre une sombre réalité.
Des cadavres empilés les uns sur les autres, tous exécutés d’une balle dans la tête.
Soldats. Civils. Hauts gradés russes.
C'est un spectacle horrifiant.
Il devient évident que le Kremlin a été le théâtre d’une purge impitoyable.
Dis-moi le gros…
C’est quoi cette boucherie ?
C’est toi et ta racaille qui les avez butés ?
Oh que oui, mon p’tit gars.
Ici, c’est comme ça qu’on règle le problème des traîtres.
Arrêtez de me regarder avec vos airs moralisateurs.
Vous aussi, les Otaniens, vous exécutez bien les Judas.
Oui.
Mais ils sont jugés avant.
À vos yeux, quels étaient leurs crimes ?
Simple.
La destruction de la planète et de mon business.
J’ai tenté de les empêcher de lancer leur attaque nucléaire le mois dernier.
Le ministre de la Défense russe est dans cette pièce.
Est-il à l’origine de l’attaque ?
Oooh que oui ma p'tite dame.
Lui… et une bonne partie de sa propre milice privée.
Il a fallu plusieurs jours avant que mes hommes et moi reprenions le contrôle de ce centre.
Quelles preuves avez-vous pour appuyer vos propos ?
Regardez les ordinateurs.
Tout est enregistré.
Les ordres.
Les codes.
Les identifiants des officiers qui ont enclenché le lancement.
Et qui nous dit que vous n’avez pas falsifié ces données ?
Pensez ce que vous voulez.
Le 14 juillet, j’étais encore stationné sur le front polonais.
C’est ce jour-là que mes espions m’ont alerté du complot.
J’ai alors rassemblé mes meilleurs hommes… et marché sur Moscou.
Je vais vérifier.
Ces systèmes sont archaïques.
S’ils ont été manipulés, je le saurai.
Et s’ils disent la vérité… elle sera impossible à nier.