Épisode 77. Carnage dans l'antre du Tsar
Contexte
- Temps universel coordonné
- Vendredi 9 août 2024 - 03:26
- Lieu
-
- Terre
- Russie
- Putingrad
- Bunker du Grand Tsar
- Trame
- Ligne Temporelle Schak'Irra
- Résumé des épisodes précédents
-
Après leur traversée du réseau ferroviaire souterrain russe, Agnes Rodriguez et son équipe atteignent enfin Putingrad, la forteresse du Grand Tsar Poutine. Dans un bunker aussi luxueux qu’inquiétant, ils découvrent plusieurs prisonniers — dont des membres du Schak’Irra — et un invité inattendu : Emmanuel Macron, retenu sous surveillance. L’entretien dégénère vite. Poutine se vante d’être le dernier souverain d’un monde détruit, prêt à imposer un nouvel ordre. Tarsi, excédée, le défie en duel sous les yeux d’Agnes et de Gomard. Le combat s’engage : brutal, presque théâtral, entre la fougue andorienne et la cruauté du dictateur.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade | Espèce | Trame d'origine |
|---|---|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Tarsi | Starfleet / Division Temporelle | Commandeur | Andorien | Timeline Prime |
| T'Met | Starfleet / Division Temporelle | Capitaine | Vulcain | Timeline Prime |
| Robert Gomard | OTAN / Armée de terre | Colonel | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Eros Vitos | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Vladimir Joseph Poutine | Empire Russe | Grand Tsar | Humain | Timeline Schak'Irra |
| Emmanuel Macron | OTAN / République Française | Président Empêché | Humain | Timeline Schak'Irra |
Manifeste
| USS Enterprise | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | Orbite Terrestre |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Tactique | Éric Corda Charlène Savea |
| Science | Manu |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Infirmerie | Victor S. Calpel |
| Conseiller/Consultant | Manu |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Tarsi (Confidentiel) Robert Gomard et son escouade |
| Équipes au sol |
Unité Alpha : Robert Gomard, Agnes V. Rodriguez, Eros Vitos, Tarsi, Lebeau, (Tués) (Détruite) Unité Charly : 9 soldats (Détruite) (Détruite) (Détruite) |
TL;DR
Le duel entre Tarsi et le Grand Tsar tourne à la folie. Poutine, d’une agilité déconcertante, alterne les armes et repousse la commandante andorienne jusqu’à l’épuisement. Alors qu’elle vacille, Macron intervient et assomme le tyran d’un coup de vase — un instant d’héroïsme inattendu aussitôt balayé par le chaos : des grenades lacrymogènes explosent, la garde du Grand Tsar ouvre le feu, et la salle se transforme en enfer. Agnes se jette pour protéger le président français et s’effondre, grièvement blessée. Tarsi et Eros dressent un dôme énergétique pour sauver les survivants. L’unité Charlie surgit des conduits et neutralise les dernières forces ennemies. Rodriguez, inconsciente et entre la vie et la mort, est transportée en urgence vers une navette. La victoire est amère : Putingrad est sécurisée, mais la capitaine de l'USS Enterprise vient de tomber.
Récit
Tarsi, armée de ses lames andoriennes, se tient au centre de la pièce.
Face à elle, Poutine continue de siroter sa vodka, comme si la tension qui s’accumule autour de lui ne le concernait pas.
Derrière, ses gardes du corps s’alignent et commencent à frapper du pied sur le sol bétonné, lentement, méthodiquement, comme un battement de cœur inquiétant.
Tu sembles bien déterminée, petite alienne bleue.
Je vais finir mon verre… et ensuite, je suis à toi.
Profite-en.
C’est le dernier que tu goûteras.
T’Met.
Apporte-moi mon arme.
À ces mots, une silhouette se détache lentement de l’ombre, sur le flanc de la salle.
Mon souffle se coupe net.
Je la reconnais aussitôt.
Même posture droite.
Même calme glacial.
T’Met. La capitaine du Schak’Irra.
Celle mentionnée dans les dossiers classifiés de l’OTAN.
Disparue en 1954.
Sans un regard pour nous, elle se redresse avec une lenteur mécanique.
Ses chaînes glissent doucement sur le sol tandis qu’elle traverse la pièce, contourne un pilier de marbre, puis s’agenouille devant un coffret dissimulé dans une alcôve murale.
Elle l’ouvre.
À l’intérieur repose un glaive massif, à la lame sombre.
T’Met le saisit à deux mains, se relève, puis revient vers le Grand Tsar.
Elle s’arrête devant lui.
S’agenouille.
Et lui tend l’arme.
Voici votre glaive, mon Seigneur.
Merci, ma chère T'Met.
En garde, fripouille !
Hé, Tarsi !
Ne l’amoche pas trop.
On doit le ramener vivant pour le juger.
Je ne te promets rien, Agnes !
Le duel s’engage dans un claquement de métal.
Poutine, glaive en main, cherche d’abord à maintenir ses distances, tandis que Tarsi, plus agile, tente de briser sa garde pour frapper à courte portée avec ses ushaan-tor.
Lors d’un échange brutal, le Tsar pare maladroitement et lâche son arme.
Le glaive glisse au sol dans un bruit sec.
Sans hésiter, il se saisit d’une rapière exposée dans une vitrine toute proche.
Tu as raté ta vocation de clown !
Je sais.
J’ai toujours rêvé d’avoir un cirque dans ma datcha… pour y exhiber des créatures de ton genre.
Rends-toi.
C’est encore le meilleur choix pour toi.
Tu plaisantes ?
Je commence à peine à prendre mon pied.
L’affrontement reprend aussitôt.
Les coups s’enchaînent, rapides, précis.
À la surprise générale, Poutine se montre redoutablement agile malgré son âge.
Il abandonne la rapière, s’empare d’une hallebarde, puis d’une dague, adaptant sans cesse son style pour maintenir Tarsi à distance.
Peu à peu, son souffle reste stable… celui de Tarsi, en revanche, devient plus court.
Capitaine… regardez Tarsi.
Elle s’épuise.
Je le vois, Eros.
Je pensais qu’elle en finirait rapidement, mais ce vieux a l’énergie d’un gamin de vingt ans.
Il faut mettre fin à ce combat.
Un tir en mode pulsewave suffirait à neutraliser la pièce.
Non, Robert.
Tu risquerais de blesser le président Macron et les Vulcains.
Et les gardes sont armés jusqu’aux dents.
Ils nous abattront à la première ouverture.
Très bien.
Eros, dès que le clown est à terre, déploiez les dômes et les champs de force.
Lebeau et moi, on s’occupe des gardes.
Heu… Capitaine… je dois suivre les ordres du colonel ?
Vous devez vous tenir prêt à protéger le président et les Vulcains.
Le combat bascule brutalement lorsque, lors d’un échange d’une violence extrême, Tarsi perd l’un de ses ushaan-tor.
La lame glisse sur le sol dans un bruit métallique.
Malgré ce désavantage, elle ne recule pas.
Au contraire.
Elle redouble de férocité.
Nom de Dieu, Tarsi !
Relève-toi !
Ah ah…
Tu as voulu te mesurer à moi… et tu as perdu, petite alienne !
Pas encore, espèce d’Homo sovieticus.
Prends ça !
Le duel atteint son paroxysme.
Dans un coin de la pièce, Emmanuel Macron, jusque-là resté silencieux, saisit instinctivement un lourd vase décoratif.
Lorsque Poutine passe à sa hauteur, il abat l’objet sur son crâne.
Le vase éclate.
Poutine vacille… puis s’effondre lourdement au sol.
Je…
Je suis désolé d’avoir interrompu le combat.
J’espère que vous allez bien.
Merci, Monsieur le Président.
Vous m’avez sauvée.
Attention !
Tout le monde à terre !
Grenades !
Des projectiles sifflent soudain depuis les conduits d’aération.
Des grenades lacrymogènes roulent sur le sol.
Le gaz envahit la pièce en quelques secondes.
La garde rapprochée du Tsar ouvre le feu dans la confusion, tirant dans toutes les directions.
Protégez le Président !
Je vois Macron, exposé, sans protection.
Sans réfléchir, je me jette sur lui.
Une rafale me frappe de plein fouet.
L’impact me coupe le souffle.
Je bascule en arrière, ma tête heurtant violemment le béton.
Le monde explose… puis devient noir.
Rodriguez est à terre !
Noooon !
Agneeeees !
Dans le chaos, Eros déploie un dôme énergétique autour du Président et des Vulcains.
Les balles ricochent sur le champ de force, impuissantes.
Les tirs se poursuivent encore de longues secondes… puis s’espacent.
Enfin, le silence retombe.
Lorsque le gaz se dissipe, des silhouettes surgissent des conduits d’aération.
C’est l’unité Charlie.
Ils sécurisent la salle avec une efficacité implacable, neutralisant les derniers gardes.
Gomard me rejoint aussitôt.
Blême.
Sans attendre, il ordonne mon évacuation vers une navette.
Avec l’aide de Tarsi et d’Eros, ils m’allongent, mais mon état est critique.
Gomard ne tergiverse pas.
Il donne l’ordre de décoller immédiatement.
Destination : l’Enterprise.