Épisode 16. Bruxelles en exode
Contexte
- Temps universel coordonné
- Lundi 15 juillet 2024 - 18:34
- Lieu
-
- Terre
- Bruxelles
- USS Mercator
- Passerelle
- Trame
- Ligne Temporelle Inconnue
- Résumé des épisodes précédents
-
La situation mondiale bascule : la Russie arme ses silos, les tensions s’intensifient, et l’OTAN entame une vaste opération d’évacuation. À bord du Mercator, Agnes Rodriguez prend la difficile décision d’utiliser les téléporteurs sur des humains, malgré les risques d’échec moléculaire. Les modules de transport sont largués au sol et les premières navettes remontent déjà avec des civils — l’évacuation commence, mais le chaos aussi.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade |
|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine |
| Angie Chen | OTAN / Flotte Spéciale | Commandeur |
| Émilie Flores | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne |
| Pilote Navette | OTAN / Flotte Spéciale | N/A |
| Hillary Clinton | OTAN / USA | Présidente |
Manifeste
| USS Mercator | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | En vol stationnaire au-dessus de Bruxelles |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Civils (en cours d'embarquement) Dirigeants (Hillary Clinton et autres Chefs d'état) |
TL;DR
Les premières navettes rapatrient des dirigeants, dont… la présidente Américaine Hillary Clinton, qui force l’entrée de la passerelle. Pendant ce temps, le module 3 menace de se détacher de la coque.
Récit
Au sol, la situation commence à s’envenimer. Des émeutes éclatent un peu partout en ville. Les bouchons s’étendent à la périphérie, principalement sur les axes menant au bunker. Les citoyens tentent de s’y rendre comme ils peuvent, via les transports en commun organisés par la ville ou en utilisant leurs propres véhicules.
Les consignes et les appels au calme relayés par les autorités, sur tous les canaux disponibles, ne semblent plus produire le moindre effet.
Capitaine, les navettes achèvent leur premier trajet et sont sur le point de se poser dans le hall bâbord. L’un des pilotes souhaite vous parler. Il dit que c’est important.
Sur haut-parleur, enseigne Flores.
Capitaine Rodriguez, vous m’entendez ?
Oui, pilote. Je vous entends.
J’ai à mon bord un certain nombre de chefs d’État et leurs collaborateurs.
Oui. C’est pour ça que vous êtes allé les chercher.
J’ai reçu l’ordre de vous les envoyer.
Oui, pilote. C’est exactement ce qu’on vous a demandé de faire.
Vous ne comprenez pas, capitaine. De vous les envoyer… sur la passerelle.
Négatif, pilote. Qui vous a donné cet ordre ?
La présidente des États-Unis en personne, capitaine.
Bon sang…
Qu’est-ce que vous dites, capitaine ? Je ne vous ai pas comprise.
Confiez-les à la sécurité, comme prévu, et poursuivez votre mission initiale. Nous n’avons pas de temps à perdre.
Bien reçu, capitaine.
Coupez la communication, Flores.
Demandez à la sécurité d’appliquer la procédure telle qu’elle a été établie. Si des chefs d’État souhaitent monter sur la passerelle, ils devront se mettre d’accord entre eux. Je n’en veux pas plus de quatre ou cinq, grand maximum.
Message transmis, capitaine.
Numéro Un, il y a des lumières rouges qui clignotent sur la console à gauche. Jetez-y un œil.
Ce sont les points de fixation sur la coque du module 3, capitaine. Certains ne répondent pas.
Module 3 ? Ce n’est pas à cet endroit que tu avais repéré une anomalie lors de notre inspection, ce matin ?
Oui, c’est bien celui-là. Avec les événements de la journée, je n’ai pas été en mesure d’y envoyer une équipe.
Quels sont les risques pour le module 3 ?
Avec seulement trois points de fixation opérationnels sur vingt-quatre, le module peut encore rester arrimé au Mercator. En revanche, lors de notre retour au bunker, il faudra manœuvrer avec précaution pour ne pas solliciter les autres attaches.
Et si les attaches cèdent ?
Une fois tous les modules réarrimés à la coque du vaisseau, le protocole de sécurité prévoit une aimantation complète et le déploiement des systèmes de soutènement renforcés.
Si j'ai bien compris… c'est comme appliquer un ruban adhésif autour de plusieurs canettes pour qu'elles restent accolées l'une à l'autre.
Heu… oui. C’est à peu près ça, capitaine.
Merci Numéro Un.
La passerelle du Mercator bourdonne d’activité. Les officiers passent d’un écran tactique à l’autre, les communications sont incessantes, les informations défilent sur les moniteurs. Tout s’enchaîne avec une efficacité presque mécanique… jusqu’à ce qu’un silence étrange s’installe soudainement.
D’un coup, l’agitation s’évapore.
Mes officiers s’immobilisent net et, dans un ensemble presque chorégraphié, se mettent au garde-à-vous. Un frisson d’incompréhension me parcourt tandis que je relève la tête. Mes yeux rencontrent alors la cause de ce revirement brutal.
Bonjour, bonjour. Ne vous levez pas. Continuez vos activités, et faites comme si nous n’étions pas là.
Oooh… je ne vous avais pas vue.
Madame la Présidente. Monsieur le Chancelier. Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre. Monsieur le Président.
Vous êtes la capitaine de ce navire qui nous a tant coûté ?
Affirmatif, Madame la Présidente.
Je suis désolée, mais le protocole interdit les visites sur la passerelle. Et comme vous vous en doutez, nous sommes en pleine opération.
Ne vous préoccupez pas de nous. Faites simplement votre travail. Nous ne vous dérangerons pas.
Bien, Madame la Présidente.
Sachez toutefois que j’ai donné des instructions afin que vous, vos homologues et votre entourage soyez accueillis dans la salle de réunion à l’étage inférieur. Elle est équipée d’écrans et de systèmes de communication.
Oui, oui, capitaine. Nous nous y rendrons en temps voulu.
Mais reprenez votre travail. Nos citoyens vous attendent.