Épisode 18. Objet volant non-identifié
Contexte
- Temps universel coordonné
- Lundi 15 juillet 2024 - 19:13
- Lieu
-
- Terre
- Bruxelles
- USS Mercator
- Passerelle
- Trame
- Ligne Temporelle Inconnue
- Résumé des épisodes précédents
-
Alors que Bruxelles est en plein exode, l’évacuation orchestrée par le Mercator se poursuit dans le chaos. La tension grimpe d’un cran lorsque la Russie déclenche une pluie de missiles, forçant l’équipage à recourir aux défenses DX-01-10 de Vitos. Le module 3 endommagé menace l’intégrité du vaisseau, et Angie doit intervenir manuellement. Sur la passerelle, l’annonce tombe : DEFCON 1. L’Europe est sous le feu nucléaire, et Bruxelles n’a plus que quelques minutes devant elle.
Personnages
| Nom | Affiliation / Branche | Titre / Grade |
|---|---|---|
| Agnes V. Rodriguez | OTAN / Flotte Spéciale | Capitaine |
| Éric Corda | OTAN / Flotte Spéciale | Lieutenant-Commandeur |
| Émilie Flores | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne |
| Charlène Savea | OTAN / Flotte Spéciale | Lieutenant |
| Eros Vitos | OTAN / Flotte Spéciale | Enseigne |
| Jules Hamilton | OTAN / Défense | Amiral |
Manifeste
| USS Mercator | |
|---|---|
| Affiliation | OTAN |
| Localisation | En vol stationnaire au-dessus de Bruxelles |
| Capitaine | Agnes V. Rodriguez |
| Premier officier | Angie Chen |
| Pilote | Éric Corda |
| Communications | Émilie Flores |
| Opérations | Charlène Savea |
| Armement avancé | Eros Vitos |
| Technicien de surface | Manu |
| Passagers | Civils (en cours d'embarquement) Dirigeants (Hillary Clinton et autres Chefs d'état) |
TL;DR
À sept minutes de l’impact nucléaire, un OVNI surgit devant le Mercator. Vitos tente une reconnaissance, mais le drone est instantanément détruit. L’objet attaque les défenses terrestres avant de se tourner vers le vaisseau. Agnes ordonne une esquive douce, suspend le retour vers le bunker et contacte Hamilton. Malgré les protestations, l’Amiral accepte de verrouiller le bunker, ignorant si Agnes reviendra.
Récit
Sur la passerelle, mon regard reste rivé sur le chronomètre. Sept minutes.
C’est tout ce qu’il nous reste avant l’impact.
Angie est toujours dans le module 3, en train de tenter de le réarrimer au Mercator, et je n’ai aucune nouvelle d’elle. Chaque seconde qui passe alourdit mon inquiétude, mais je m’efforce de rester impassible.
Pendant ce temps, l’Europe s’effondre, morceau par morceau. Plusieurs villes ont déjà été anéanties. Sur les écrans, les points rouges se multiplient à une vitesse effrayante. En Allemagne, les missiles russes sont entrés dans notre zone de frappe, et Vitos tente de les intercepter avec le DX-01-10.
S’il échoue, Bruxelles sera la prochaine sur la liste.
Vitos, ici Rodriguez. Où en êtes-vous ?
Capitaine, nous avons raté la première vague et nous les poursuivons, mais ils sont extrêmement coriaces.
Trois missiles nucléaires font route vers Bruxelles. Chacun est escorté par un essaim de plus de cinquante missiles standards, conçus pour saturer nos interceptions. Même les défenses antiaériennes au sol se font berner.
J’ai déjà perdu sept mini-DX sur les dix. Je crains que nous ne puissions pas les arrêter.
Je m’apprête à lancer le deuxième DX.
Négatif, Vitos.
Conservez le dernier DX. Nous allons nous replier d’ici quelques minutes.
Bien reçu, capitaine. Désolé de ne pas pouvoir faire mieux.
Vu les circonstances, vous avez fait tout ce qui était possible.
Rodriguez, terminé.
Capitaine. Le protocole de sécurité des modules a redémarré.
La commandeur Chen semble être parvenue à réamarrer le module 3 au vaisseau.
Merci pour l’info, Savea.
Au moins, ça, c’est réglé.
Flores, ouvrez-moi un canal vers le module 3. Je veux m’assurer que tout va bien.
Je ne parviens pas à établir de communication avec le module 3, capitaine.
Pourquoi ?
Je l’ignore. C'est peut-être lié aux dégâts que le poste de pilotage a subis.
Peut-être. On verra ça plus tard.
Demandez aux officiers de la téléportation de cesser l’évacuation.
Nous levons l’ancre.
Ordre transmis, capitaine.
Monsieur Corda… c’est vous le chauffeur.
On rentre à la maison.
Capitaine… regardez l’écran.
Qu’est-ce que c’est que ça ?
Un silence assourdissant s’abat sur la passerelle. Chacun retient son souffle devant l’image projetée à l’écran. Mon cœur rate un battement. Instinctivement, mes doigts se crispent sur l’accoudoir de mon siège.
Ça n’a pas l’air d’être russe, capitaine.
Merci pour l’info, Corda.
Si les Russes disposaient réellement d’une telle technologie, nous serions déjà tous morts depuis longtemps.
Surtout… ne bougez pas le vaisseau.
Savea, qu’indique le radar ?
L’objet volant non identifié apparaît sur le radar, mais les senseurs ne détectent rien.
Il est à mille mètres de notre position actuelle. Et je peux vous assurer qu’il n’était pas là il y a trente secondes, capitaine.
Je vous crois, Savea.
Flores, repassez-moi Vitos.
Ici Vitos. C’est encore vous, capitaine ?
Le deuxième DX est prêt à être lancé, Vitos ?
Oui, bien sûr. Vous avez changé d’avis, capitaine ?
Il y a un OVNI devant nous.
Je veux que vous lanciez le DX discrètement et que vous récoltiez un maximum d’informations.
Le DX est lancé, capitaine.
Flores, scindez l’écran et affichez les images que nous envoie le drone.
Capitaine… l’OVNI vient de détruire le DX.
Il tire sur plusieurs cibles.
Bon sang !
Il tire sur quoi ? Savea, Corda !
Sur les défenses antiaériennes de la ville, capitaine.
Regardez… il se tourne vers nous.
Doit-on activer l’armement, capitaine ?
Négatif, Savea !
Ne montrez aucun signe qui pourrait être interprété comme une menace. Nous ne savons pas à qui nous avons affaire.
Bien reçu, capitaine.
Quels sont vos ordres ?
Corda, enclenchez la propulsion et esquivez-le en douceur.
Savea, retardez le compte à rebours de trois minutes.
Flores, contactez le bunker et passez-moi l’amiral.
La liaison avec le bunker est établie. L’amiral Hamilton va prendre la communication en vidéo, capitaine.
Affichez sur l'écran, Flores.
Ah, Agnes… Qu’y a-t-il ? Vous savez que nous vous attendons ici.
Amiral, donnez l’ordre de verrouiller le bunker. Tout de suite.
Mais que se passe-t-il, Agnes ?
S’il vous plaît, amiral, nous n’avons pas le temps de discuter.
Si nous revenons, le bunker et l’ensemble du réseau seront menacés.
Verrouillez le bunker. Immédiatement.
Agnes… vous me demandez de condamner l’accès au bunker alors que des milliers d’âmes comptent sur vous.
J’ai besoin de savoir pourquoi.
Je vous demande de me faire confiance.
Une dernière fois, amiral.
Très bien, Agnes.
J’ai toujours eu foi en vous. J’espère seulement que vous savez ce que vous faites.
Moi aussi.
Vous avez été un bon mentor, amiral.
Bonne chance, ma chère Agnes.
Et que Dieu vous protège.